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Rêver de changer le monde c'est encore permis

par Donald Brouillette
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Article mis en ligne le 12 avril 2007 à 16:46
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Rêver de changer le monde c'est encore permis
Charles-Émanuel Brossard (Photo Pépé)
Rêver de changer le monde c'est encore permis
Jaser une heure avec Charles-Émanuel Brossard, 24 ans, a un effet tonique! Un idéaliste certes, mais qui est passé aux actes il y a déjà plusieurs années et qui continue, de multiples manières, à s'engager pour l'environnement, pour la promotion des arts, pour rendre le monde plus agréable… et oui, disons le gros mot, MEILLEUR!
Sommes-nous surpris de retrouver Charles-Émanuel Brossard comme l'un des deux porte-parole de la campagne régionale du Forum jeunesse sur l'implication des jeunes «Prends ta place!»? Non, bien sûr.

Charles-Émanuel ou «Charlem» s'est fait connaître sur la place publique dès 2003, avec son initiative de nettoyage des berges de la rivière des Mille-Îles, qui a mobilisé 150 bénévoles et permis de retirer quelque 45 tonnes de déchets des rives. Il habitait sur le bord de la rivière et était dégoûté de voir tous les déchets en bordure, explique-t-il, il a donc décidé de lancer une grande corvée. Rien de plus simple, non?

«Les jeunes sont conscients que ça va mal dans le monde, mais ils sont très sollicités. Ça prend un gros effort de mobilisation, ça prend un rassembleur», réfléchit-il à haute voix. Depuis plusieurs années Charles-Émanuel a décidé de jouer ce rôle de rassembleur et pas seulement en matière d'environnement.

Il siège à titre d'administrateur et représentant des artistes en arts visuels au conseil de Visionn'Arts et Spectacles, un organisme de promotion des artistes émergents de la région des Laurentides. Il rêve aussi à un grand projet, pour donner aux arts visuels la visibilité qu'ils méritent: la création d'un centre d'artistes dans les Laurentides, un atelier-galerie où pourraient se côtoyer les artistes émergents locaux et des artistes de calibre international en arts visuels.

Ces divers engagements n'empêchent pas Charlem de poursuivre une carrière prometteuse d'artiste-peintre et, depuis 2006, une expérience à multiples volets à la Télévision des Basses-Laurentides (TVBL au canal Vox de Vidéotron) où il est à la fois animateur, recherchiste, assistant à la production, etc.
«L'implication doit venir de partout»
D'abord, comment fait l'artiste-peintre émergent Charlem pour vivre avec les nombreux engagements de Charles-Émanuel? Ne voit-on pas habituellement le peintre dans sa bulle, créer dans la solitude, loin de l'agitation?
«J'aime peindre les ambiances, les énergies, partager ça avec les gens. Je suis sensible à l'extérieur. Et je peins assez rapidement», explique Charlem qui a participé à de nombreuses activités de «peinture en direct» autant dans la région qu'à l'extérieur.

Quant à sa pulsion pour l'engagement dans diverses causes et dans l'amélioration de situations, il en attribue l'origine en partie à ses parents: «J'ai des parents très conscientisés, qui travaillent tous les deux dans le domaine de la santé. Le concept de santé dans la famille chez-nous c'était primordial, une santé globale», précise-t-il.

Alors, Charles-Émanuel Brossard prendra le bâton du pèlerin dans les prochaines semaines, pour le compte du Forum jeunesse des Laurentides, pour dire aux jeunes de s'impliquer: «S'impliquer ça permet de se faire des contacts, de se bâtir un réseau. Les jeunes doivent s'impliquer c'est le sort de leur génération qui est en cause! Il faut commencer par s'impliquer dans ce qu'on aime.», résume-t-il.

Et la peur d'échouer, de se casser la gueule? «Même dans le négatif il y a du positif. T'apprends à solutionner un problème. Un problème c'est une occasion de mieux réfléchir. (…) Quand j'aurai les reins solides, je veux constituer une équipe de réalisation de projets. Des fois, ça prend seulement des gestes simples, juste le gros bon sens!», affirme Charles-Émanuel et passant immédiatement du concept à l'exemple concret, il avance: «Si chaque école de la commission scolaire adoptait un milieu naturel pour le protéger, comme l'a fait l'école Alpha avec le marais Tylee à Rosemère?»

Changer le monde c'est encore permis.

(Photo Pépé)

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