Vision 2007 : Michel Legault
- Directeur au développement des affaires commerciales, Bell Helicopter
Michel Legault aborde Vision économique 2007 par la lorgnette de la grande entreprise aéronautique qu'est Bell Helicopter, établie dans les Basses-Laurentides à Mirabel.
Il n'y a pas de grandes craintes, sur le plan des affaires, chez Bell Helicopter: «Notre entreprise doit aller vers de la plus haute technologie pour se démarquer, travailler les marchés de l'Inde, de l'Europe de l'Est…Chez nous maintenant c'est le monde! On doit se poser la question: qu'est-ce qu'on peut leur vendre? Il faut toujours être en avance, le défi est planétaire, mais exercé ici», résume le directeur au développement des affaires.
Cette confiance dans l'avenir s'accompagne toutefois d'un bémol au chapitre des questions de recrutement, de main-d'œuvre, de décrochage scolaire.
«Nous avons de la difficulté à recruter des employés avec un diplôme de secondaire 5. Il faut travailler sur le décrochage scolaire qui sévit dans notre région. Quand un jeune vient chez-nous et qu'il n'a pas son diplôme d'études secondaires, il a tatoué dans le front: je n'aime pas l'école!», affirme Michel Legault.
En attendant que les diverses initiatives pour contrer le décrochage scolaire portent fruit, Bell Helicopter doit se tourner de plus en plus vers la main-d'oeuvre immigrante pour combler ses besoins. «Sur nos 2000 employés, on retrouve 400 ingénieurs et c'est quasiment les Nations-Unies parmi eux!», fait remarquer Michel Legault. Il ajoute d'ailleurs que la région devra relever le défi de l'intégration des travailleurs immigrants, ce qui ne va pas de soi, puisque la population des Basses-Laurentides est très homogène.
«Quand on parle d'augmenter la productivité, pour une entreprise comme la nôtre, c'est surtout de s'occuper de la formation des travailleurs», laisse enfin tomber Michel Legault, qui concluait ses interventions à la table ronde par des propos lénifiants: «Nos problèmes sont bien connus. Il faut transformer ça en opportunités. On vit dans un royaume, il faut le protéger. Carpe diem!»
Photo Table ronde-PP8997
(Photo Pépé)