Vision 2007
Nouvelle ouverture à la main-d’œuvre immigrante
La région dispose d’une main-d’œuvre qualifiée. Est-elle suffisante en quantité et en qualité? Certains disent que non. Ils considèrent même que les employeurs rencontrent de sérieux problèmes de recrutement et qu’il y a lieu de s’ouvrir à de nouvelles possibilités. Parmi celles-ci, il en est une qui suscite beaucoup d’intérêt et mobilise des forces du milieu. Il s’agit de l’accueil de la main-d’œuvre immigrante.
Divers facteurs expliquent que la demande actuelle pour la main-d’œuvre qualifiée excède l’offre. Pensons entre autres au vieillissement de la population ou encore au décrochage scolaire. À cet égard, rappelons-nous que dans un contexte où les possibilités d’emploi sont nombreuses, la tentation est puissante de miser sur le court terme plutôt que sur une formation appropriée.
Résultat, on laisse les bancs d’école au profit d’un emploi souvent précaire et sous-payé. Sur le plan social, cette attitude a d’énormes répercussions dont, avec le temps, une incapacité pour les employeurs de recruter de la main-d’œuvre qualifiée. Il y a donc lieu de s’ouvrir à de nouvelles possibilités. Parmi celles-ci, il en est une qui suscite beaucoup d’intérêt et mobilise des forces du milieu. Il s’agit de l’accueil de la main-d’œuvre immigrante.
Troisième vague d’accueil
Dès les années 1960, les Basses-Laurentides accueillent l’une des premières communautés portugaises du Québec ainsi qu’une communauté juive « Tash ». Puis, après la guerre du Vietnam et l’arrivée du communisme dans ce pays et les environs, les portes sont à nouveau ouvertes pour accueillir de nouveaux arrivants du Vietnam, du Laos et du Cambodge, souvent parrainés par des familles d’ici.
Avec la mise sur pied d’ABL (Accès Accueil Action Basses-Laurentides), les Basses-Laurentides se donnent un nouveau moyen pour favoriser et soutenir une intégration régionale interculturelle et harmonieuse des immigrants à notre société. Selon Claude Girard, coordonnateur de l’organisme, « ABL relève avec enthousiasme deux défis majeurs: faire connaître la région aux immigrants et faire connaître les immigrants aux gens de la région ». C’est à suivre!