Élie Fallu
(Photo : Pépé )
Vision 2007 : Élie Fallu
Président du Pôle universitaire, ancien député, maire
«On vit avec l’industrie, pas avec le commerce. Et c’est dans la recherche et la haute technologie que nous devons nous repositionner. Des emplois à 8$ l’heure et commerce de bebelles c’était le développement d’il y a trente ans, la construction sur le territoire, c’est aussi terminé», affirme Élie Fallu, ancien maire et député qui se consacre actuellement au développement du Pôle universitaire des Basses-Laurentides.
Inutile de tenter de le convaincre de s’asseoir sur ses lauriers après toutes ces années consacrées à l’évolution de tous les volets de la collectivité locale, régionale et nationale. Depuis déjà longtemps, il est convaincu que les membres d’une collectivité doivent devancer les institutions et mettre en œuvre les outils et infrastructures nécessaires à son développement socioéconomique et culturel. «La Commission scolaire a démoli la formation professionnelle sur le territoire, il est resté le domaine de l’automobile qui est à zéro. Heureusement, il y a eu le Centre des Nouvelles technologies, mais il faut encore plus et se repositionner, sinon on ne sera plus dans le coup dans très peu de temps, on n’a plus le temps d’attendre, il faut le faire nous-mêmes», lance Élie Fallu.
Sur ces convictions, le Pôle universitaire des Basses-Laurentides est né, en misant sur l’accès à la formation universitaire dans son propre milieu pour faciliter l’évolution des personnes, la participation au développement collectif et au partage des responsabilités sociales, la capacité d’agir en fonction des besoins et des objectifs fixés.
«La connaissance détermine l’avenir, et il faut être en avance. Le génie occidental? C’est maintenant qu’il le faut et avec toutes nos ressources, nous ne pouvons nous permettre l’exclusion. Les jeunes décrocheurs, les travailleurs, les immigrants ont tous leur place dans ce défi qui est planétaire», insiste Élie Fallu.
Ph table ronde pp 9010
(Photo : Pépé )