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L’art du karaté, vécu par Chantal Vaillancourt

Son école est reconnue à Okinawa, berceau de l’art martial

par Pierre Joly
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Article mis en ligne le 3 novembre 2006 à 16:25
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L’art du karaté, vécu par Chantal Vaillancourt
Son école est reconnue à Okinawa, berceau de l’art martial
Employée du Service des loisirs de Boisbriand, Chantal Vaillancourt enseigne le karaté à des jeunes depuis plus de 25 ans avec une telle passion, que les grands maîtres japonais viennent la rencontrer afin de perfectionner son art et d’améliorer ses méthodes, dans le cadre d’échanges culturels et de perfectionnement: la gratification ultime!
Chantal Vaillancourt est une des rares femmes qui pratique ce sport et qui dirige une école de karaté, le Club de karaté Kobayashi Boisbriand. À quatre reprises, elle s’est rendue à Okinawa au Japon, berceau du karaté, afin de se perfectionner et de s’entraîner et aujourd’hui, elle récolte les fruits de son labeur. Elle a pratiqué plusieurs sports dans sa jeunesse, mais le karaté a été celui qui cadrait le mieux avec sa personnalité.

«J’ai appris à aimer le karaté au fil des années pour toutes les valeurs et les richesses qu’il peut apporter: la concentration, le respect de soi et d’autrui et surtout la discipline, ce qu’on ne retrouve pas nécessairement dans tous les autres sports. Le karaté est un art qui requiert beaucoup d’implication, de technique, de volonté et le désir de toujours s’améliorer», affirme Chantal Vaillancourt.
Une passion qui dure depuis toujours
Tout a commencé pour elle à l’âge de six ans, quand elle s’est inscrite au Club de karaté de Boisbriand, par le biais du Service des loisirs. Dès le tout début, ce fut le coup de foudre pour ce sport.

Ensuite, pendant 12 ans, Chantal Vaillancourt a occupé le poste de technicienne en loisir à l’école secondaire Jean-Jacques Rousseau. Par la suite elle a été coordonnatrice dans les parcs et terrains de jeux pour la Ville de Boisbriand pendant plusieurs années, tout en conservant cette passion pour cet art martial. Chantal Vaillancourt porte aujourd’hui le grade de sixième dan (sur dix), accordé par les grands maîtres japonais. «Nous acquérons les différents grades par notre travail, notre évolution personnelle et par notre style. Par exemple, si nous voulons respecter la tradition japonaise, les karatékas japonais possédant le 10e dan sont âgés d’au moins 80 ans et plus», révèle-t-elle.

@ST:Des échanges de perfectionnement Québec-Japon
C’est par l’entremise de son professeur, André Raymond de Lachenaie, que les portes se sont ouvertes pour elle au Japon, et que lui ont été introduits les deux grands maîtres, Takeshi Euma (6e dan) et Morika Shimabukuru (7e dan), qui étaient justement de passage dans la région la semaine dernière. Ils ont trouvé qu’ici, l’enseignement était bien dispensé, et que le club était bien structuré au niveau technique. Cependant, selon eux, les membres doivent posséder une attitude un peu plus «japonaise» dans leur entraînement, en intégrant davantage la culture nipponne.

«Suite à nos voyages au Japon, le savoir que l’on ramène ici au retour est vraiment pur et traditionnel. Nous rapportons avec nous des techniques authentiques et très différentes d’ici. Ces voyages nous enrichissent au niveau de la culture, des traditions, des mœurs et de leur façon de vivre. Cependant, même si la discipline et l’entraînement sont plus rigoureux qu’ici, ça ne m’a jamais posé de problème, car c’est ma passion depuis toujours», confesse la karatéka. Elle réalisera sous peu son cinquième voyage au pays du Soleil levant, et elle a bien l’intention d’y retourner le plus souvent possible pour continuer son apprentissage.
Le Club de karaté Kobayashi Boisbriand: une équipe de compétition
À l’âge de 21 ans, Chantal Vaillancourt a mis sur pied sa propre équipe de compétition qui œuvre constamment en participant régulièrement à des tournois régionaux et internationaux.

L’an dernier, le club a été représenté par 120 karatékas à l’US Open à Walt Disney World en Floride. En août prochain, les jeunes athlètes retourneront à Okinawa et en décembre 2007, ils participeront à un tournoi à Cancun au Mexique. «Il est très rare qu’une organisation comme la nôtre soit acceptée à Okinawa. C’est vraiment un honneur pour nous. Il y a un dicton qui dit: Lorsqu’on pratique le karaté, on ne prend pas notre retraite», de terminer Chantal Vaillancourt. :(Photo: Pépé)

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