Nathalie Landry, une jeune enseignante de Rosemère, quitte le Québec l’été venu, afin d’aider les plus démunis de ce monde.
:(Photo: Pépé)
La raison d’être de Nathalie Landry: le don de soi à tout prix!
Une «Mère Teresa» nouveau genre, qui ne craint pas le bénévolat
L’été venu, elle quitte le Québec en direction de l’Ouganda, seule et sans faire de bruit, afin d’inculquer des connaissances à des enfants ougandais, car depuis sa tendre enfance elle caresse le rêve de se rendre en Afrique non seulement pour aider les jeunes enfants aux prises avec la pauvreté et le sida, mais aussi pour parfaire leur éducation.
Du bénévolat à grande échelle, anime le cœur de cette «Mère Teresa» du 21e siècle.
Nathalie Landry, résidante de Rosemère depuis toujours et enseignante en anglais dans deux écoles primaires depuis cinq ans, a toujours voulu aider les personnes défavorisées. C’est un besoin chez elle de se dévouer aux gens, surtout ceux des pays pauvres. Mais se rendre seule en Afrique, sans avoir préalablement établi des contacts avec des personnes, c’est très compliqué. «Il y a évidemment les coutumes qui sont différentes et le fait d’être de race blanche, on se fait regarder de travers», révèle Nathalie Landry.
Après plusieurs recherches sur Internet, elle a contacté l’organisme humanitaire «Global Volunteer Network» de Nouvelle-Zélande, qui a accepté de signer avec elle un contrat de deux mois. Aujourd’hui, faire du bénévolat en Afrique c’est très dispendieux. En effet, il faut défrayer des frais initiaux de 1 000 $ pour l’agence, plus 2 000 $ pour les billets d’avion, plus 850 $ pour les vaccins, et plusieurs autres dépenses. Par contre, quand elle y retournera en juin prochain, elle n’aura plus besoin de l’autorisation de l’agence, le voyage lui coûtera donc moins cher. Mais le jour viendra où Nathalie Landry effectuera un aller simple…car c’est son ambition.
Des conditions de vie misérables
Nathalie Landry a toujours voulu travailler dans un pays dans le besoin comme l’Ouganda. L’agence l’a donc placée dans un petit village situé à une distance de trois heures de Kampala, la capitale. Elle a vécu pendant deux mois, dans une petite chambre à l’intérieure d’un orphelinat de 350 enfants, dont les parents sont soit morts ou en phase terminale du sida. De plus, les enfants dont les parents vivent encore, doivent se rendre à l’école en marchant plus de 30 kilomètres à chaque jour.
«L’école où j’enseignais est un genre de bâtiment de briques et de terre cuite, sans électricité, sans fenêtre et érigé directement sur la terre où ici, on n’y logerait que des animaux. Il n’y a pas de toilette, mais un genre de trou à l’extérieur infesté de coquerelles, de vers et de tarentules, c’est dégoûtant! Il n’y a pas de douche non plus, mais seulement un récipient de 10 litres d’eau par semaine de disponible, avec lequel on se lave comme on peut», précise Nathalie Landry. Quant à l’eau potable, elle doit se débrouiller avec seulement un litre par jour, c’est tout. Mais elle n’est pas le genre à se plaindre, car les enfants eux doivent marcher 10 kilomètres afin de puiser de l’eau qui n’est pas toujours claire. Durant son séjour là-bas, son menu quotidien s’est limité à des patates, du riz et des bananes bouillies; «Ça fait différent du Mc Do!», avoue Mme Landry.
L’intention de changer les choses…avec le temps!
En Ouganda, les élèves ne possèdent pas de manuels, ils copient sur une feuille ce que leur prodigue l’enseignante. Nathalie Landry avait donc apporté avec elle quelques manuels pour les aider. Après ses cours, vers 4 h, elle se dirigeait vers une autre école pour enseigner aux étudiants du secondaire l’hygiène et l’éducation sexuelle, car les enfants débutent leur vie sexuelle vers l’âge de 9 ans. Il faut donc leur enseigner la prévention, l’utilisation du condom, etc.
«Les gens sont pauvres et ne possèdent rien, donc ils n’ont rien à faire, alors ils font l’amour… Dans ce pays, les gens sont dépourvus de tout, mais ils apprécient la vie comme elle est, voilà pourquoi ils sourient tout le temps», affirme t-elle. Elle a l’intention d’y retourner en juin prochain afin de travailler à la rénovation de l’école et à l’amélioration de leur condition de vie. Elle va peindre les murs en blanc afin d’éclaircir l’intérieur. Ensuite viendra la construction d’un dortoir et d’une cuisine. Une fois ce projet terminé, quand tout sera à son goût, elle se dirigera vers une autre école et elle recommencera. «Je n’ai que 24 ans, et j’ai tout le temps devant moi!», dit-elle en terminant.
Ph nathalie landry pp 3812
:(Photo: Pépé)