Serge Tétreault, Louise Paradis (Emploi-Québec), Monique Laurin et Raymond Hade étaient présents au lancement de la brochure visant à encourager l'embauche de personnes immigrantes dans les Laurentides. (Photo Pépé)
La main-d'œuvre immigrante, une solution
À juger par le besoin qu'a pressenti Emploi-Québec Laurentides de produire la brochure «La main-d'œuvre immigrante: une offre à considérer» à l'intention des employeurs de la région, l'embauche d'une personne immigrante ne va pas encore de soi dans beaucoup d'entreprises.
Le lancement de la brochure s'est tenu le jeudi 19 octobre à Sainte-Thérèse, en présence d'une trentaine de gestionnaires des ressources humaines, représentant autant d'entreprises de la région des Laurentides, précise-t-on.
La présidente du Conseil régional des partenaires du marché du travail, Monique Laurin, a rappelé alors dans son allocution, que cohabitent, sur le marché du travail, une demande pour une main-d'oeuvre qualifiée et des difficultés de recrutement pour les entreprises.
De plus, les enquêtes menées par Emploi-Québec auprès des entreprises révèlent des problématiques de vieillissement de la main-d'œuvre, du manque de relève et des difficultés de rétention.
C'est dans ce contexte que «l'une des stratégies retenues par le Conseil dans son plan d'action régional invite les employeurs à miser sur certains bassins de travailleurs qui n'ont pas encore atteint leur plein potentiel en terme de taux d'activité sur le marché du travail. Nous croyons, et c'est là la raison d'être de la brochure, que la main-d'œuvre immigrante fait partie de ces cohortes de travailleurs et travailleuses vers qui les employeurs auraient intérêt à se tourner», explique Monique Laurin.
On définit donc la brochure «La main-d'œuvre immigrante: une offre à considérer» comme une proposition d'affaires qui tient compte des besoins et des interrogations des employeurs en matière de recrutement.
Plus spécifiquement, le document met de l'avant les compétences et les qualifications des personnes immigrantes et il fait part des hésitations et préjugés qui resurgissent parfois, lorsqu'on s'apprête à considérer leur embauche. En suggérant notamment aux employeurs que quelle que soit la personne embauchée, il lui faut une période de familiarisation et d'intégration à l'entreprise, «je crois que c'est une approche qui les respecte dans leur démarche de recrutement», complète Monique Laurin.
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