Rosette Pipar, Marcel Broquet et l’auteure Monique Brunet-Weinmann.
(Photo : Valérie Créepau )
Histoire de peintres québécoises méconnues
Simone Mary Bouchard et Louise Gadbois
Monique Brunet-Weinmann a procédé la semaine dernière à Rosemère, au lancement de son livre, «Simone Mary Bouchard et Louise Gadbois, l’art naïf dans la modernité».
Monique Brunet-Weinmann, critique et historienne de l’art, participante active aux événements culturels et artistiques des Laurentides, offre au public sa dernière publication. Une étude sur des peintres québécoises méconnues, Simone Mary Bouchard, peintre populaire de Charlevoix et Louise Gadbois. Des artistes et collectionneurs fréquentaient la région de Charlevoix vers les années 1930 et particulièrement le Moulin César. L’ouvrage de l’auteur relate la décennie 1936-1848, et met en perspective les catégories artistiques, l’art naïf (primitif ou populaire) et l’art moderne (contemporain ou actuel). Simone Mary Bouchard qui présentait la vie quotidienne des gens du pays dans ses tableaux est entrée en 1941 à la Société d’art contemporain. «D’une vente directe locale aux vacanciers et aux touristes américains, ses tableaux sont promus à une représentation nationale (Toronto et Montréal) et internationale (New-York, Andover-Massachussetts, Sao Paulo, Paris), l’action de Louise Gadbois se conjuguant à celle de Patrick Morgan, artiste et professeur américain, résidant l’été à Baie St-Paul», rappelle l’auteure.
Abondamment illustré, l’ouvrage présente la vie simple dans la région et celle de Louise Gadbois à Outremont, elle-même artiste peintre qui a facilité l’exposition des tableaux de son amie parmi ceux de Borduas, Riopelle, Leduc, Morrice, Pellan, Simard, etc.
Monique Brunet-Weinmann a publié son dernier ouvrage dans la collection Profils chez Marcel Broquet. Spécialiste de la vie et de l’œuvre de Jean Paul Riopelle, elle a signé des textes historiques et analytiques du Catalogue raisonné des estampes, Louis Jaque genèse d’une signature, et co-auteure, Des visions d’Amérique.
(Photo : Valérie Créepau )