Karel Mayrand directeur de la Fondation David Suzuki, conférencier invité, Une vérité qui dérange…la suite.
(Photo : Pépé )
Réchauffement climatique et solidarité internationale
Conférence de Karel Mayrand à Lionel-Groulx
Une cinquantaine d’étudiants ont répondu à l’invitation lancée par le Forum jeunesse Laurentides jeudi soir dernier, Karel Mayrand directeur de la Fondation David Suzuki au Québec et président d’honneur des 13e Journées québécoise de solidarité internationale dans les Laurentides, a présenté une conférence sur les impacts humains et sociaux du réchauffement climatique.
Le réchauffement climatique est un phénomène connu depuis une vingtaine d’années et qui, malheureusement, s’actualise en accéléré ces dernières années. «Déjà, en 1988 le ministre fédéral de l’Environnement de l’époque, Lucien Bouchard, devenu par la suite Premier ministre du Québec, considérait le phénomène comme très menaçant pour la survie du monde. Mais depuis, mais rien ne s’est passé depuis. D’autres priorités, économiques, ont gardé la première place, et encore récemment la crise financière…Mais voilà, les impacts du réchauffement causé par notre pollution, ont un impact économique, social et humain», a justifié le conférencier. Il invite d’ailleurs les citoyens et citoyennes et non seulement les étudiants, à participer au mouvement pour que les dirigeants des pays avancent…et agissent. «Il faut s’engager avec «Votre empreinte écologique change le monde», et faire savoir aux politiciens qui seront à Copenhague dans quelques semaines, que vous êtes conscients de la destruction effrénée de l’environnement terrestre et qu’il faut agir maintenant», explique le conférencier tout en craignant qu’à l’issue de la rencontre du 7 décembre, n’émanent que des vœux pieux.
Les comportements de chacun pour réduire les émissions de CO2, la révision de la production et de l’utilisation de combustibles fossiles dans l’industrie, l’arrêt de la surexploitation des ressources, l’évaluation économique de la dégradation environnementale, pourraient forcer les dirigeants des pays à arrêter cette machine, selon le conférencier. «En une centaine d’années nous avons provoqué le réchauffement climatique des quelques degrés responsables des catastrophes naturelles qui se succèdent, de la disparition d’espèces et des glaces de l’Arctique d’ici 2015 ou 2020, si le mouvement n’est pas stoppé maintenant. La fonte des glaces du Groenland provoquerait une hausse de six mètres du niveau des océans…, par contre avec le réchauffement le niveau des Grands Lacs puis du Saint-Laurent va diminuer…d’autres conséquences aussi dramatiques en découleront…», explique-t-il.
Le mouvement pour lutter contre le réchauffement climatique amorcé avec le documentaire d’Al Gore, a donné lieu à la création de groupes formés pour éduquer et sensibiliser les populations. «Il faut prendre la parole et forcer les industries, les administrateurs, les politiciens, à cesser de repousser le problème et d’en nier l’existence même du phénomène, nous y sommes et il faut intervenir. La crise financière a coûté 700 milliards en quelques semaines, est-ce que la crise climatique coûte encore trop cher? On a tous la responsabilité de sauver notre climat…c’est aussi notre survie»,
(Photo : Pépé )