Difficile pour les députés péquistes de rencontrer le ministre de la Santé
Il semble très difficile, voire impossible, pour les députés des Laurentides de rencontrer le ministre de la Santé et des Services Sociaux, Yves Bolduc. Depuis le mois de mars, à de nombreuses reprises, le président du caucus des Laurentides et député de Labelle, Sylvain Pagé, a déposé des demandes de rencontre au cabinet du ministre. Après le report d'un premier, d'un deuxième puis d'un troisième rendez-vous, des dizaines d’appels non retournés, force est de constater que le ministre ou des membres de son cabinet ont décidé de faire fi des demandes des sept élus de la région, affirment les députés.
Plusieurs problèmes importants pour les citoyens et les élus des Laurentides requièrent une attention particulière et des réponses urgentes, que ce soit l'iniquité interrégionale, la situation alarmante dans les hôpitaux de Saint-Jérôme et de Saint-Eustache, l'établissement du service de radio-oncologie à Laval, le sous-financement des organismes communautaires, les GMF et les super infirmières, le déménagement des services orthopédiques à Lachute ou les services d'ophtalmologie. «La population est en droit de s'interroger sur la volonté du ministre de régler ces problèmes et nous avons été élus pour représenter cette même population. Ne pas être capable de trouver une heure pendant trois mois de session parlementaire afin de rencontrer des députés qui veulent collaborer, c’est irrespectueux et confirme que le ministre n’a aucune réponse à donner à la population des Laurentides», déplorent les sept députés.
Pourtant, lors d’une visite à Blainville le 8 mai dernier, le ministre déclarait: «Quant à moi, il y a deux centres hospitaliers qui sont prioritaires au Québec. C'est celui de Saint-Jérôme et celui de Saint-Eustache, j'entends y voir». Il a également reconnu, il y a déjà plusieurs mois, le manque d'investissement chronique dans les Laurentides. Malgré cela, on attend toujours un ajustement. Les députés trouvent par ailleurs inacceptable que le ministre Bolduc visite des centres hospitaliers dans la région sans en être informés, alors qu'ils font des pieds et des mains depuis des mois pour le rencontrer.