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Dix ans de réforme scolaire, triste anniversaire pour les profs!

par Donald Brouillette
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Article mis en ligne le 22 juin 2009 à 5:00
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Dix ans de réforme scolaire, triste anniversaire pour les profs!
Les représentants syndicaux des enseignants du primaire et du secondaire de la région, dont au centre Joanne Bertrand, présidente du SESMÎ (primaire) et à ses côtés Martin Lauzon, président du SESBL (secondaire). (Photo Pépé)
Dix ans de réforme scolaire, triste anniversaire pour les profs!
Les deux syndicats regroupant les enseignants du primaire et du secondaire de la Commission scolaire de la Seigneurie des Mille-Îles ont voulu profiter du 10e anniversaire de la réforme scolaire, pour la dénoncer à nouveau et demander son arrêt.
Avec des airs de déjà vu, les représentants syndicaux réunis dans la grande salle de leur siège social à Boisbriand ont repris les dénonciations qu'ils répètent depuis plusieurs années et qui n'ont pas empêché la réforme scolaire de se poursuivre sous six ministres de l'Éducation différents, tous partis confondus!

La réforme n'aurait pratiquement que des défauts: intégration «sauvage» des élèves en difficulté dit-on, abolition de l'évaluation des connaissances au profit des compétences, bulletin incompréhensible et politique de non redoublement, pour ne nommer que les principales tares de la réforme aux yeux des enseignants.

Pourtant, la réforme scolaire se poursuit et sera complétée sous peu, en atteignant la dernière année du secondaire, malgré quelques modifications apportées par la ministre de l'Éducation actuelle, Michelle Courchesne.

Pour les syndicats locaux des enseignants, la réforme serait aussi responsable de l'alourdissement de la tâche, de la multiplication des cas d'épuisement professionnel et de la désertion de la profession, bref elle a le dos large.

Même si les syndicats affirment qu'ils ne «lâcheront pas le morceau», parce que poussés par leurs membres à critiquer la réforme et à demander son arrêt, on voit mal en cette fin d'année scolaire d'où proviendraient des appuis à leur cause, ailleurs dans le milieu scolaire.

Les représentants syndicaux constatent tout de même chez la ministre Courchesne une ouverture à procéder à certains changements, que l'on considère par ailleurs insuffisants. À l'automne, la Fédération autonome de l'enseignement à laquelle sont affiliés les deux syndicats locaux, déposera une plate-forme pédagogique qui se veut une solution de rechange à la réforme scolaire. Ce travail de réflexion réussira-t-il à convaincre la ministre ou d'autres intervenants du monde scolaire de revenir en arrière, comme le demandent les enseignants de la région? Il y a lieu d'en douter.

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