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«Heureux d'un printemps» à Lionel-Groulx!

par Donald Brouillette
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Article mis en ligne le 23 mai 2009 à 6:00
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«Heureux d'un printemps» à Lionel-Groulx!
Vague printanière à Sainte-Thérèse, gracieuseté des étudiantes et étudiants du département d'arts plastiques du collège Lionel-Groulx. (courtoisie)
«Heureux d'un printemps» à Lionel-Groulx!
Les étudiantes et étudiants du département d'arts plastiques du collège Lionel-Groulx ont le chic pour mettre de la couleur dans l'environnement de leur institution en général et lors de leur activité de «Land Art» en particulier, comme ce mercredi 13 mai.
En procédant à leur installation monumentale sur la pelouse du collège par ce magnifique mercredi, certains fredonnaient peut-être les mots du grand Paul: «Heureux d'un printemps qui m'chauffe la couenne, triste d'avoir manqué encore un hiver, j'peux pas faire autrement, ça m'fait d'la peine, on vit rien qu'au printemps, l'printemps dure pas longtemps.»

C'est qu'en cette journée bénie l'art sortait des murs pour se répandre dans l'environnement, sous le thème fort bien choisi de «Portraits, Vague printanière»: 57 autoportraits de grande dimension des finissantes et finissants, installés tel un gigantesque damier sur l'herbe, sans doute aussi une manière de célébrer avec beaucoup de fierté la fin d'un programme d'études qui n'est pas toujours reconnu à sa juste valeur par le milieu ambiant.

Depuis 2003, cette activité de «Land Art» se répète annuellement avec toujours le même objectif de créer un gigantesque collectif, où l'individu se fond dans un tout sans perdre son identité propre. Les 57 autoportraits ont été réalisés sur des bâches bleues à l'aide de ruban électrique adhésif de différentes couleurs, ce qui rend l'exercice encore plus séduisant dans sa volonté de simplicité et avec des résultats toujours étonnants de vraisemblance, pour l'œil du profane.

Le concept même du «Land Art» supposant l'instantanéité, ce baroud d'honneur n'a duré qu'un après-midi avant d'être démantelé, mais tout de même souligné par un repas collectif sur l'herbe des autoportraitistes et de leurs profs qui assuraient la supervision du projet, Benoit Trottier et Jacky G. Lafargue.

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