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L'avenir de la dernière terre agricole de Sainte-Thérèse demeure une énigme

par Donald Brouillette
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Article mis en ligne le 11 mai 2009 à 6:00
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L'avenir de la dernière terre agricole de Sainte-Thérèse demeure une énigme
Les prochains mois pourraient être décisifs quant à la vocation définitive de la terre Deschambault à Sainte-Thérèse-en-Haut. (Photo Pépé)
L'avenir de la dernière terre agricole de Sainte-Thérèse demeure une énigme
Coincée entre un promoteur qui a acquis la terre Deschambault longeant l'autoroute 15 pour la rentabiliser et des citoyens vivant à proximité qui ne souhaitent pas un développement intensif de ce carré de terre, la Ville de Sainte-Thérèse a rejeté pour l'instant le scénario sur la table, qui prévoyait la construction de 500 unités d'habitation sur la terre Deschambault.
Dernier lopin de terre toujours zoné agricole à Sainte-Thérèse, la terre Deschambault longe l'autoroute des Laurentides à la hauteur de Sainte-Thérèse-en-Haut, pour s'étirer jusqu'à la sortie 25 de Blainville. On doit la pérennité de ce patrimoine agricole à l'obstination de son dernier propriétaire, qui a voulu conserver le caractère agricole de sa propriété, jusqu'à son décès.

La Ville de Sainte-Thérèse s'était engagée il y a un an, lors de l'adoption de son nouveau plan d'urbanisme, à consulter les citoyens lors d'un changement de zonage et de vocation de ce qu'on appelle depuis toujours la «terre Deschambault».

Une telle assemblée de consultation a eu lieu le 28 avril, rassemblant près de 200 citoyens, qui sont venus s'exprimer sur le projet du nouveau propriétaire des lieux, soit l'aménagement de quelque 500 unités d'habitation, sous forme de bâtiments de deux à quatre étages, des constructions qui auraient eu des murs aveugles du côté de l'autoroute 15, pour réduire le niveau de bruit à un seuil acceptable pour l'habitation.

Selon un conseiller municipal présent, la réaction des citoyens était clairement opposée au projet et dans plusieurs cas, de façon virulente.

Interviewée deux jours après la tenue de cette assemblée, la mairesse de Sainte-Thérèse Sylvie Surprenant semblait vouloir garder toutes les options ouvertes, affirmant: «On a pris note des commentaires, le conseil de ville prendra des décisions».

Or, dès la séance ordinaire du conseil de ville du 4 mai, la mairesse tranchait: «Le conseil ne recommande pas d'aller de l'avant avec ce projet-là», en lien avec la position citoyenne exprimée avec force le 28 avril.
Élargir les options?
Alors que la mairesse Surprenant laisse entendre que le promoteur doit soumettre un nouveau projet avec une densité d'occupation moindre de la terre Deschambault, pour rassurer les citoyens vivant à proximité à Sainte-Thérèse-en-Haut, d'autres idées commencent à émerger.
Pourquoi ne pas intégrer la terre Deschambault au Parc du domaine vert qui se situe de l'autre côté de l'autoroute et lui conserver une vocation d'espace vert? En faire un parc commun avec Blainville, qui est propriétaire de la partie boisée de ce lopin de terre? Lui conserver une fonction agricole, en lien avec les disciplines agricoles enseignées au collège Lionel-Groulx? Évidemment, cela voudrait dire se priver de revenus de taxation considérables reliés à la présence de plusieurs centaines d'unités d'habitation potentielles.

Finalement, y a-t-il une véritable volonté et une conscientisation suffisante chez les groupes environnementaux locaux et chez les citoyens, pour conserver la terre Deschambault en espace vert?

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