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Des jeunes revendiquent le respect des peuples et de leur environnement de la part des entreprises minières canadiennes

Création d’un ombudsman

par Claudine Mainville
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Article mis en ligne le 8 mai 2009 à 12:00
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Des jeunes revendiquent le respect des peuples et de leur environnement de la part des entreprises minières canadiennes
Les élèves de l’école Rive-Nord qui ont amorcé un mouvement pour exiger le respect des normes de sécurité, de protection de l’environnement, des communautés et des travailleurs des entreprises minières canadiennes à l’étranger. L’enseignante Céline Blais et Jules Théorêt de Développement et Paix entourent les jeunes Étienne Prud’homme, Pamela Prud’homme, Alexandra Pelletier et Nina-Alexandra Hallal, qui ont remis au député Serge Ménard la pétition devant être transmise au premier ministre Stephen Harper. (Photo : Pépé )
Des jeunes revendiquent le respect des peuples et de leur environnement de la part des entreprises minières canadiennes
Création d’un ombudsman
Sensibilisés par une conférence de l’organisme Développement et Paix, des élèves de l’école secondaire Rive-Nord ont initié une pétition pour que le gouvernement Harper exigent des entreprises minières canadiennes l’application des normes sécuritaires, environnementales et humaines canadiennes dans leurs exploitations à l’étranger, plus de 700 signatures seront déposées à la Chambre des Communes pour qu’un ombudsman soit créé et doté des pouvoirs et des moyens d’atteindre les objectifs.
«Les jeunes se sont d’abord indignés des conditions de travail offertes aux gens en Amérique du Sud et en Afrique par les entreprises canadiennes du secteur minier. Les déficiences au niveau de la sécurité, les impacts sur leur environnement et le traitement qui leur est réservé, ont motivé ce mouvement», a expliqué Jules Théorêt de l’organisme Développement et Paix.

En argumentant chaque point de leur requête, les jeunes ont demandé à leur député Serge Ménard, de défendre leur mouvement auprès du gouvernement Harper pour qu’un ombudsman soit créé avec les pouvoirs requis pour que cesse l’exploitation des peuples d’Amérique du Sud. Le député a confirmé les propos des jeunes, le Canada possède l’expertise en matière de sécurité dans les mines et les entreprises doivent les appliquer sur leur territoire. Cependant, les entreprises minières ne sont pas obligées de les appliquer à l’étranger…«si elles ne sont pas obligées elles ne seront pas respectées, il ne faut pas non plus penser que ce sont pas toutes les entreprises qui dérogent à l’éthique et au respect des personnes». Le député a raconté aux jeunes l’histoire des huit personnes qui ont péri en 1980 dans une mine de Val d’Or, « il n’y avait aucun ingénieur dans ce projet, ce drame aurait pu être prévenu, cet événement a donné lieu à une révision des normes et à une inspection de l’ensemble des mines du Québec, nous avons maintenant les meilleures normes en matière de sécurité minière».

L’industrie minière a créé de la richesse au pays au cours du dernier siècle, «c’est la même chose maintenant dans les pays du sud, les entreprises créent des emplois... Et nous sommes parmi les pays ayant le plus d’exploitations minières à l’étranger», a expliqué le député interrompu par une étudiante. «La richesse ne demeure pas au pays exploité. Ils extraient les ressources en faisant travailler des gens dans des conditions misérables, en détruisant leur environnement et ils envoient la matière première pour être transformée ailleurs. Ce ne sont pas eux qui en bénéficient…», a-t-elle assuré.

Un ombudsman pourrait assurer la surveillance des normes, « s’il était partagé par d’autres pays, avec les moyens et ressources pour être efficace», a-t-il finalement admis Serge Ménard.

Le Canada posséderait assez d’influence dans ce secteur pour que les autres pays emboîtent le pas, «le pays possède plus de 40% des exploitations minières de la planète, certaines compagnies canadiennes profitent largement des populations plus pauvres, on abuse de l’environnement des terres agricoles et des forêts sont détruites, des sources d’eau contaminées, des droits fondamentaux sont bafoués, le droit à la santé, à la sécurité, à la propriété, etc. On refuse à des gens qui sont chez eux, la possibilité d’utiliser et de gérer des ressources naturelles qui leur permettraient des conditions de vie dignes et équitables», dénonce le mouvement.



(Photo : Pépé )

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