De gauche à droite, Marc-André Bourdon, Patricia Hamel, Luc Desnoyers, Manon Cataford et Jules Théorêt. (Photo Pépé)
Développement et Paix et Luc Desnoyers font front commun pour le projet de loi C-300
Le député de Rivière-des-Mille-Îles, Luc Desnoyers, a accueilli des représentants de l’organisme Développement et Paix, relativement à l’envoi massif de cartes postales au premier ministre Harper et aux députés des Communes, pour les inviter à mettre en place des mesures législatives responsabilisant davantage les entreprises minières canadiennes qui exploitent des gisements à l’étranger.
L’organisme veut que les compagnies minières canadiennes oeuvrant à l’étranger soient forcées de respecter l’environnement et les droits humains. Or, le gouvernement Harper ne veut, quant à lui, que des mesures volontaires
Développement et Paix a rappelé qu’en juin 2007, lors de la réunion des pays du G8, le premier ministre Harper a déclaré que la mise en œuvre des recommandations du rapport des Tables rondes nationales sur la responsabilité sociale des entreprises et de l’industrie extractive canadienne dans les pays en développement positionnerait le Canada comme chef de file en matière de responsabilité sociale des entreprises.
«Les problèmes n’ont pas changé. Des sources d’eau, des forêts et des terres agricoles sont toujours contaminées ou détruites par les activités de certaines compagnies minières canadiennes. On refuse encore aux gens le droit d’utiliser et de gérer les ressources naturelles dont ils ont besoin pour bénéficier de conditions de vie dignes et équitables», a déploré Jules Théorêt, président du conseil diocésain de Développement et Paix.
«Le Bloc québécois est favorable au rapport des tables rondes, qui préconise l’élaboration d’un cadre de bonne conduite pour les sociétés extractives, la mise en place de mécanismes indépendants de surveillance et de reddition de comptes ainsi que l’instauration de mesures punitives pour les compagnies qui ne respectent pas le cadre de conduite établi. Le laxisme dont fait preuve le gouvernement dans ce dossier démontre bien le peu d’intérêt qu’il porte au travail des milliers de Québécois et de Canadiens qui ont participé aux tables rondes», a déclaré Luc Desnoyers.
Le député a indiqué qu’en 2001, le Bloc québécois a déposé un projet de loi visant à obliger les compagnies canadiennes à rendre compte de leurs actions à l’étranger. «Ce projet de loi est mort au feuilleton, mais le Bloc québécois a toujours continué de talonner le gouvernement pour que cessent la violation des droits humains et le saccage de l’environnement, entre autres aux Philippines, en Colombie et en République démocratique du Congo», a-t-il mentionné.
«Nous ne lâcherons pas prise! Solidaires des populations du Sud, nous insistons pour que le gouvernement Harper mette en place les mécanismes légaux nécessaires pour tenir les compagnies minières canadiennes responsables de leurs actes à l’étranger. Nous invitons la population à nous appuyer dans cette action en signant une carte postale au
www. devp.org», a conclu Jules Théorêt.