Étienne Boulay des Alouettes de Montréal à l’école Lucille-Teasdale de Blainville. (Photo : Étienne Routhier )
Découvrir sa passion et persévérer
Etienne Boulay des Alouettes de Montréal
Plus d’une centaine d’élèves de l’école secondaire Lucille-Teasdale de Blainville ont écouté avec intérêt le récit d’Étienne Boulay des Alouettes de Montréal, l’histoire de défis remportés un à un, pour enfin arriver à devenir un joueur de football professionnel.
«Je n’étais pas très bon à l’école, je mesurais 4 pieds 11 pouces et pesais 88 livres. J’aimais m’amuser, manger des frites et les partys. Est-ce que vous pensez que j’avais tout ce qu’il fallait pour devenir un joueur de football professionnel? Je n’avais rien pour moi. Tout le monde me disait de choisir autre chose, que mon rêve était voué à l’échec», admet d’entrée de jeu Étienne Boulay aujourd’hui âgé de 26 ans. Après un séjour avec les Jets de New-York, il est revenu récemment à ses premières amours les Alouettes de Montréal.
Il a voulu raconter son histoire aux jeunes de l’école Lucille-Teasdale de Blainville, pour leur démontrer que l’impossible aux yeux des autres, peut devenir réalité, en y investissant chaque jour, en développant sa confiance, en ne perdant pas de vue sa passion, son rêve. « Si on se fixe des objectifs quotidiens, si on nourrit sa confiance en s’améliorant peu à peu, en trouvant autour de nous l’aide nécessaire, on peut y arriver. Pour devenir un joueur professionnel, il fallait que je développe mes muscles, que je prenne du poids, que je change mon alimentation et que je m’entraîne. Pour pallier à ma petite taille, je devais développer des habiletés, l’intelligence, la compréhension du jeu, la rapidité, etc. », se rappelle-t-il.
«En premier lieu, je devais réussir à l’école, atteindre une moyenne de 80%, être admis à l’université et obtenir mon diplôme universitaire. Ça s’était encore moins facile, mais j’ai trouvé de l’aide, chez mes professeurs, ma sœur, etc. Et j’ai beaucoup travaillé…», admet-il.
En rappelant, que sa vie a complètement changé, qu’il n’avait plus de temps pour les amis et pour faire la fête, Étienne Boulay, soulignait que le choix des amis et la confiance en soi peuvent faire la différence. «On peut développer des outils et s’organiser. Je m’entraînais tôt le matin, donc à 10h30 j’étais couché. J’ai écouté ceux qui me faisaient confiance et m’aidaient à atteindre mes objectifs, plutôt que ceux qui tentaient de m’en dissuader. On peut reconnaître ses vrais amis, ceux qui respectent nos choix et nos passions», assure-t-il.
Après tous ces efforts, Étienne Boulay a fini par être choisi dans l’équipe, il a subi une grave blessure dès la première joute. «J’étais franchement découragé, j’ai appelé ma mère, je voulais rentrer et abandonner. Finalement, j’ai fait la physio, j’ai continué à étudier, j’ai travaillé encore plus dur que les membres de l’équipe, et j’ai recommencé, enfin! Encore souffrant, je n’étais pas le meilleur, mais je fonçais quand même, j’allais vers les plus durs que tout le monde évitait. On a remarqué ma volonté, ma persévérance et le cœur que j’y mettais! Et je suis resté!», a conclu Étienne Boulay.