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Si ça va mal à Montréal, ce ne serait pas la faute des «méchantes» banlieues!

- Paul Larocque, conférencier au souper sur les enjeux économiques de la CCITB

par Donald Brouillette
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Article mis en ligne le 20 février 2009 à 15:00
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Si ça va mal à Montréal, ce ne serait pas la faute des «méchantes» banlieues!
Paul Larocque a repris sa thèse privilégiée, à l'effet que les couronnes ont maintenant leur dynamisme propre et ne sont plus des satellites de la ville de Montréal. (Photo Sylvain Fortier)
Si ça va mal à Montréal, ce ne serait pas la faute des «méchantes» banlieues!
- Paul Larocque, conférencier au souper sur les enjeux économiques de la CCITB
Statistiques et études en référence, le préfet de la MRC Thérèse-De Blainville Paul Larocque s'est évertué, devant les invités au souper sur les enjeux économiques de la CCITB, à tenter de démontrer que les banlieues ne vampirisent pas Montréal, en terme de développement économique et d'allocation des ressources.
Cette présence du préfet à titre de conférencier à la Chambre de commerce et d'industrie Thérèse-De Blainville devient une tradition au fil des années.

Selon Paul Larocque, ce serait une erreur de croire que Montréal dépérit à cause des banlieues. Il cite une étude américaine établissant que 50 % de la population des États-Unis vit maintenant dans les banlieues. «Cette analyse réalisée il y a près de 30 ans est toujours d'actualité. Le développement des zones métropolitaines est partout pareil, c'est une tendance lourde», tranche-t-il.

Au Québec, les banlieues représentent 54 % de la population de la Communauté métropolitaine de Montréal (CMM) et s'il est vrai que les banlieues croissent plus rapidement que Montréal, cette dernière ne se vide pas pour autant de sa population, affirme Paul Larocque, en faisant remarquer que la natalité et l'apport de l'immigration font aussi croître Montréal.

Par la suite, le préfet de la MRC Thérèse-De Blainville a aligné toute une série de chiffres qui illustrent le dynamisme économique des banlieues et qui tendent à démontrer qu'elles tirent en avant la CMM, du point de vue de la croissance économique.

En 2007, les mises en chantier résidentielles étaient de 23 233 hors de l'île de Montréal, sur le territoire de la CMM et de 6898 sur l'île. Pourquoi? Le prix moyen d'un logement était 50 % plus élevé sur l'île qu'à l'extérieur de l'île. «Freiner le développement de la banlieue équivaut à freiner l'accession à la propriété pour les jeunes ménages», affirme Paul Larocque.

Les statistiques sur le nombre de permis de construction dans les domaines industriel et commercial sont aussi favorables à la banlieue et aux couronnes, comparativement au centre de la CMM, quoique dans une moindre mesure au niveau commercial.

«L'activité économique n'est plus l'apanage du centre. Nous sommes plus que complémentaires. La couronne nord est un pivot de développement de la métropole, mais aussi des Laurentides et de Lanaudière. Notre MRC est au carrefour de deux régions, les Laurentides et Montréal», fait remarquer le conférencier.

Paul Larocque ne pouvait conclure son exposé sans une référence à la crise économique qui se manifeste chaque jour avec plus d'acuité. Il a répété en substance les propos qu'il confiait au journal Le Courrier, il y a quelques semaines, dans le cadre de notre spécial Vision 2009. Essentiellement, cela tient dans l'affirmation que la région devrait se tirer d'affaire mieux que d'autres, à cause d'une économie diversifiée, reposant sur les PME notamment et que les décideurs de notre région ont appris au fil des dernières années à travailler ensemble et à ne pas gaspiller leur énergie dans des luttes stériles.

«Avec les investissements gouvernementaux dans les infrastructures, dans la MRC Thérèse-De Blainville nous poursuivrons notre croissance, peut-être plus lentement», concluait avec optimisme le préfet Paul Larocque.

(Photo Sylvain Fortier)

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