Le collège Lionel-Groulx se préoccupe d'environnement sur les seuls aspects où il peut faire des économies, comme en matière de réduction d'éclairage et de chauffage, estime l'étudiant Kevin Ouellet. (Photo Pépé)
Le cégep Lionel-Groulx est-il vraiment vert?
Les ratés de la récupération-recyclage au collège Lionel-Groulx
Kevin Ouellet, représentant des étudiants au conseil d'administration du collège Lionel-Groulx, soulève plusieurs questions sur la volonté réelle de l'établissement de mettre en place un système efficace de récupération carton-plastique-verre-cannettes.
L'adhésion du collège Lionel-Groulx au programme «Récupér-action» s'est soldée par l'arrivée de bacs de recyclage dans le collège, ainsi que la visite en cours d'année d'une conférencière.
Or, les bacs de recyclage ont disparu pendant un certain temps cet automne, parce qu'on les rendait responsable d'attirer les mouches…
Kevin Ouellet explique que c'est parce qu'il manque de personnel pour vider lesdits bacs, que la situation a dégénéré. Ce sont finalement des étudiants en Théâtre qui ont proposé de vider les bacs et de conserver les cannettes consignées pour financer certains projets.
Selon l'étudiant, le cégep est favorable à des mesures vertes seulement lorsqu'il y a des économies d'argent au bout, comme en matière de réduction des systèmes d'éclairage ou de chauffage. Pour ce qui est de la récupération des matières, il n'y aurait jamais suffisamment de personnel et d'argent, soutient Kevin Ouellet.
D'autre part, une pétition signée par 2000 élèves l'an passé au sujet de changements à apporter dans le système de la cafétéria, pour la rendre plus écologique, serait restée lettre morte pour la plupart des demandes. On souhaitait l'installation d'un poste de lavage accessible aux étudiants, pour nettoyer les plats personnels et recyclables, introduire une laverie pour la cafétéria et adhérer au programme de compostage de la ville de Sainte-Thérèse, si celui-ci devenait accessible pour le collège. «Une année après cette pétition, rien n'a été respecté par la direction. Était-ce de la poudre aux yeux pour faire taire les étudiants et étudiantes?», écrit-on dans le bulletin de novembre de l'association étudiante.
Enfin, Kevin Ouellet est membre du Comité d'action et de concertation en environnement (CACE), une structure qui rassemble élèves, profs et membres du personnel du collège, et qui, selon lui, ne fonctionne pas vraiment depuis un an qu'il y siège.