Boisbriand a connu le plus gros incendie en secteur résidentiel de son histoire
Comme prélude à la Semaine de prévention des incendies, on pouvait difficilement imaginer pire. L'incendie des triplex du Faubourg Boisbriand du vendredi 3 octobre constitue le sinistre le plus important en secteur résidentiel que Boisbriand n'ait jamais connu.
En point de presse le 8 octobre, la mairesse Sylvie St-Jean a mentionné que neuf minutes après avoir reçu un appel à la centrale 911, onze pompiers étaient présents sur les lieux de l'incendie. «Cela constitue un exploit (…) étant donné que notre schéma de couverture de risques en sécurité incendie, exigé par le ministère de la Sécurité publique, stipule que nous devons dépêcher dix pompiers sur les lieux d'un incendie en quinze minutes ou moins.»
Un appel fut logé à l'entraide incendie des Basses-Laurentides, ce qui a amené 125 pompiers environ à combattre le brasier.
Malgré les efforts, seize bâtiments comportant des triplex ont été détruits ou lourdement endommagés par le feu, ce qui représente 96 logements.
Qu'est-ce qui explique l'ampleur des dommages et la vitesse de propagation de l'incendie?
Selon le directeur de la Sécurité incendie de Boisbriand, Christian Grand'Maison, le vent qui soufflait alors de 50 à 60 kilomètres à l'heure et le fait que dix bâtiments en ligne étaient encore à l'état d'un squelette de bois, non recouverts d'une finition, ont conduit à l'ampleur du sinistre.
Y a-t-il des leçons à tirer de cet événement, a-t-on demandé au directeur de la Sécurité incendie? Peut-être de ne pas laisser autant de bâtiments sur leur ossature de bois lorsqu'ils se situent dans une même ligne, à proximité les uns des autres, a-t-il opiné.
La cause vraisemblable de l'incendie semble reliée à l'usage de torches par des travailleurs qui s'affairaient à la pose d'une membrane élastomètre sur le toit des bâtiments; il restait encore des témoignages à recueillir, en milieu de semaine, pour valider cette hypothèse.
Le seul côté positif demeure le fait qu'il n'y ait eu aucune victime et que seulement trois familles ont dû être prises en charge par la Croix-Rouge, pour leur relocalisation temporaire.
(Photos David Gaubiac)