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Un sentier d’art à découvrir au Bois de Belle-Rivière

Des œuvres qui s’intègrent au paysage

par Claudine Mainville
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Article mis en ligne le 10 septembre 2008 à 6:00
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Un sentier d’art à découvrir au Bois de Belle-Rivière
Les artistes du sentier d’art Steven Siegel, Suzanne Ferland L., Ingrid Koivukangas et Nicole Vincent.
Un sentier d’art à découvrir au Bois de Belle-Rivière
Des œuvres qui s’intègrent au paysage
Suzanne Ferland a poursuivi son projet d’un sentier d’art au Bois de Belle-Rivière cette année en invitant des artistes internationaux à y créer une œuvre tout en impliquant des citoyens et citoyennes à y participer.
Durant deux semaines, les artistes Ingrid Koivukangas de l’Ouest canadien, Steven Siegel des Etats-Unis et Nicole Vincent de la région de Deux-Montagnes ont créé une œuvre au sentier d’art amorcé l’an dernier par la créatrice Suzanne Ferland. Les visiteurs du Bois de Belle-Rivière étaient également invités à participer à la création des œuvres. «Je poursuivrai le projet l’an prochain et les personnes volontaires pourront travailler avec les artistes. Je veux que non seulement les œuvres s’intègrent au paysage mais que les personnes qui fréquentent les lieux puissent aussi s’approprier ce sentier. Tous les matériaux s’intègrent à la nature et à long terme seront envahis par la nature et disparaîtront. Les plantes finiront par recouvrir les pierres, le papier, le bois, dans une dizaine d’années ou plus…C’est un sentier vivant et les œuvres se transformeront au fil des ans. Pour faire de l’art public aujourd’hui l’artiste doit immanquablement y intégrer l’idée d’éphémérité, en milieu urbain ou en forêt», explique Suzanne Ferland.

La notion du temps et de la vie, de l’évolution des œuvres dans un milieu naturel, s’associent au respect de l’environnement, à l’équilibre de l’être lui-même, et des interventions dans son milieu. L’artiste questionne, sensibilise, suscite la réflexion.

Elle a d’ailleurs lancé le débat, lors d’une rencontre entre les artistes, les invités et les membres du Musée d’art contemporain des Laurentides.

«En faisant de l’art en nature puis-je me rapprocher de la nature pour mieux saisir la vie et la respecter? Puis-je mieux transmettre le message du respect de la vie? En faisant de l’art en nature, puis-je mieux sensibiliser le public à la fragilité d’un écosystème comme celui du Bois de Belle-Rivière?», questionne-t-elle en associant cette fragilité aux personnes, à l’équilibre et à la communication. Pour Suzanne Ferland, l’art sort du marché de l’objet de la spéculation pour être partagé par la collectivité.

Le public peut découvrir ce sentier et les œuvres réalisées jusqu’à ce jour avec les pierres, les masques, la sculpture de papier, les petites pierres fixées dans les incisions de l’arbre, tout au long du sentier.

(Photos : David Gaubiac )

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