Fraîchement sorti du Défi têtes rasées, Serge Lemieux directeur général du Groupe des journaux Québec Ontario de Médias Transcontinental était le conférencier invité le 11 juin, au Regroupement des gens d'affaires de Boisbriand. (Photo Pépé)
Médias: «Nous sommes au cœur de cette tourmente»
- Serge Lemieux, directeur général du Groupe des journaux de Médias Transcontinental
L'invité du Regroupement des gens d'affaires de Boisbriand le 11 juin, Serge Lemieux directeur général du Groupe des journaux de Médias Transcontinental (dont le journal Le Courrier fait partie), a voulu passer le message aux gens d'affaires que si le monde des médias est en pleine tourmente et en changement accéléré, ceux qui utilisent les médias doivent aussi s'ajuster.
«Les médias changent, vous devez changer!», a lancé dès le début de son allocution le conférencier. Serge Lemieux affirme que l'évolution que nous connaissons au cours des récentes années correspond en un an à ce que pouvaient vivre les gens en 50 ans, dans les années 1930.
Cette accélération du changement frappe de plein fouet les médias d'information, autant électroniques qu'écrits. «Nous sommes au coeur de cette tourmente», image le conférencier. «Il faut réinventer et sortir de notre zone de confort à tous les trois mois», poursuit-il.
«Chez Transcontinental, il y a des choses qui s'en viennent au niveau numérique (…) Ça va chambarder nos vies, le web va devenir accessible au niveau local», avertit Serge Lemieux à l'égard des gens d'affaires.
Avec l'exemple du notaire de quartier qui annonçait ses services de manière traditionnelle, le directeur général du Groupe des journaux prévient que les professionnels et les commerçants doivent d'ores et déjà se préparer à être présents sur le web, pour rejoindre les jeunes générations qui s'informent et consultent d'abord l'Internet avant tout autre moyen de communication.
Si la crise du numérique frappe les médias écrits et principalement les quotidiens vendus, Serge Lemieux affirme que les hebdos gratuits passent mieux à travers la tourmente, puisqu'ils vivaient déjà avec le concept de gratuité du média, qui est commun depuis la venue de l'Internet. «Le fait qu'on soit gratuit, on est dans la tendance, on est même des précurseurs», a-t-il jugé.
Les propriétaires et les gestionnaires des médias, les employés qui y travaillent ainsi que les clients de ces médias sont maintenant dans le même bateau: trouver leur place sur le web et cela même si l'information transigée est de nature essentiellement locale, concluait le conférencier.