Ginette Trudel à la Maison Lachaîne.
(Photo : David Gaubiac )
25 ans d’engagement pour le développement de la culture
Ginette Trudel présidente fondatrice du Comité culturel de Sainte-Thérèse
Vingt-cinq ans ont passé en laissant d’innombrables souvenirs dans la communauté culturelle de Sainte-Thérèse, la présence et l’engagement permanent mais bénévole, de Ginette Trudel dans les premiers pas, le développement et la pérennité des arts, demeurent indissociables.
«Tout était à faire à cette époque, il s’agissait d’essayer. Marie Betz, qui était régisseure culturelle à la Ville, avait reçu une subvention pour le développement culturel. C’est avec quelques centaines de dollars et quelques idées que le comité culturel a organisé des événements. Nous avons reçu et présenté à Sainte-Thérèse de grands artistes et musiciens qu’il serait impensable de se payer aujourd’hui. Mais nous sommes fières que les gens de Sainte-Thérèse et de la région y ait eu accès», rappelle Ginette Trudel.
Les premiers spectacles d’été ont eu lieu au parc Richelieu, «l’ancêtre de la Place du Village», rigole Mme Trudel. Au cours des premiers mois, les membres ont tout créé pour que le public découvre et s’attache aux événements culturels offerts la communauté. Mascotte, logo, programmes, affiches, lieux propices aux différents médiums, «nous nous sentions investies d’une mission, le rêve est devenue réalité».
Le comité a jeté les bases de ce qui s’appelle aujourd’hui Ciné-Groulx, la Maison des Métiers d’arts, Muffins au son, Au coin du feu, etc.
Cinéma, concerts, récitals, chansons, lectures publiques, concours de scénarios, expositions en arts visuels, spectacles pour le jeune public, visites au Musée des Beaux-Arts, sorties au théâtre, tout était possible pour les membres du comité culturel. «La qualité a toujours primé sur tous les événements, et nous voulions surtout que ce soit accessible à tous. La population a bien répondu, c’était la découverte, l’appréciation, les gens étaient toujours heureux en sortant des rencontres. Certains sont là depuis le début, les jeunes et les plus vieux reviennent encore», souligne la fondatrice.
La Maison Lachaîne a été le lieu magique de la culture au centre-ville de Sainte-Thérèse. La maison ancestrale a charmé le public et les artistes, elle est devenue un symbole. «Certains avaient des craintes, mais les Clémence Desrochers, Paul Buissonneau, Albert Millaire, l’ensemble Arion, Young, Donato, Fortin, Léveillée, Lauzon, Deschênes, Marie-Claire Séguin, Édith Butler, Françoise Faucher, Gérard Poirier, Huguette Oligny, et plus récemment Fred Pellerin, en plus de bien d’autres, ont découvert une salle intime, un public toujours ravi. Albert Millaire reviendra d’ailleurs à l’automne vingt-six ans après son premier passage à la maison…», raconte encore Ginette Trudel.
La planificatrice financière de carrière, aura trouvé dans ce projet un ressourcement artistique indispensable, la coupure hebdomadaire entre ses «deux vies». «C’était loin d’une couronne d’épines, j’en ai beaucoup profité», ajoute-t-elle modestement.
(Photo : David Gaubiac )