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Journée nationale des cuisines collectives

Article mis en ligne le 9 avril 2008 à 7:44
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Journée nationale des cuisines collectives
Les représentantes des diverses cuisines collectives des Basses-Laurentides réunies le 31 mars à Sainte-Anne-des-Plaines. (Photo David Gaubiac)
Journée nationale des cuisines collectives
Les diverses cuisines collectives de la région ont souligné le 31 mars la Journée nationale des cuisines collectives, en tenant un événement commun au Centre Jean-Guy Cardinal de Sainte-Anne-des-Plaines.
Dans la MRC Thérèse-De Blainville, on trouve des cuisines collectives au Centre d'aide et de références de Sainte-Anne-des-Plaines, au Centre Rayons de femmes de Sainte-Thérèse ainsi qu'au Centre Regain de vie et enfin à la Maison de la famille de Bois-des-Filion. Dans les Basses-Laurentides, il y a aussi des cuisines collectives à Deux-Montagnes, au Centre d'entraide d'Argenteuil, à Saint-Jérôme ainsi qu'à Pointe-Calumet.

Une cuisine collective c'est un petit groupe de personnes qui mettent en commun temps, argent et compétences, afin de préparer en quatre étapes des plats sains et économiques. Les participants choisissent ensemble des recettes, dressent la liste d'épicerie et font les achats; ensuite, ils concoctent collectivement des mets qu'ils rapportent à la maison.

Milieu d'éducation populaire au sens large, la cuisine collective rassemble des personnes de tous âges, de toutes les classes sociales et origines ethniques. Le nombre de groupe de cuisine collective serait passé de 500 à 1400 au Québec depuis 1995, une augmentation de 280 %. Avec le pourcentage de plus en plus élevé de jeunes obèses, l'engouement des Québécois pour une saine alimentation a des retombées majeures sur les organismes communautaires qui accueillent des groupes de cuisine collective.

Des recherches démontrent que le programme des cuisines collectives porte plusieurs déterminants de la santé et peut améliorer la capacité des membres à atteindre la sécurité alimentaire et améliorer leur santé nutritionnelle.

Toutefois, selon Germaine Chevrier, directrice du Regroupement des cuisines collectives du Québec: «le financement des cuisines est, de façon générale, de faible ampleur, éclaté et aléatoire… Peu de groupes ont un financement récurrent… Le Regroupement des cuisines collectives du Québec ainsi que les 1400 groupes de cuisine collective demandent au gouvernement d'apporter un soutien financier récurrent pour les cuisines collectives. Jusqu'à présent la majorité des cuisines collectives sont financées en partie ou en majorité grâce à un financement non récurrent, allant d'une période de 6 mois à trois ans, ensuite les activités cessent ou subissent un ralentissement.» D.B.

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