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Journal le Courrier
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Un guide pour apprivoiser la génération Y au travail

par Donald Brouillette
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Article mis en ligne le 14 mars 2008 à 7:06
Lisez les 2 commentaires à propos de cet article / Réagissez à cet article
Un guide pour apprivoiser la génération Y au travail
Les représentants d'Emploi-Québec Laurentides et du Conseil régional des partenaires du marché du travail des Laurentides, lors du dévoilement du nouvel outil destiné aux employeurs de la région. (Photo Yves Ranger)
Un guide pour apprivoiser la génération Y au travail
Selon Emploi-Québec et le Conseil régional des partenaires du marché du travail, les chefs d'entreprise et les gestionnaires de la génération dite des baby-boomers ont bien du mal à s'ajuster à l'arrivée massive des travailleurs âgés entre 20 et 30 ans, que l'on qualifie de génération Y, dans les entreprises.
C'était là le constat étonnant d'un forum régional sur les attitudes et les comportements en lien avec le travail, tenu il y a deux ans par le Conseil régional des partenaires du marché du travail des Laurentides.

Aussi, a-t-on décidé de prendre la bête à bras-le-corps (!) et de créer un site Internet d'accompagnement interactif à l'intention des employeurs de la région, dans le but de les aider à mieux comprendre cette nouvelle réalité des travailleurs de la génération Y.

(Précision linguistique au passage, l'Office québécois de la langue française nous recommande d'utiliser le terme accompagnement interactif plutôt que «coaching interactif» tel que le fait Emploi-Québec Laurentides dans son communiqué de presse du 14 février.)

Donc, les employeurs qui seraient un peu déboussolés par les attitudes de leurs jeunes travailleurs entre 20 et 30 ans pourront toujours se référer au site www.comprendreet agir.com, où ils retrouveront dix mises en situation tirées du quotidien des entreprises et quatre réactions différentes possibles. Si certaines situations évoquées paraissent relever du cliché, la directrice d'Emploi-Québec Laurentides Louise Paradis et la présidente du Conseil régional des partenaires du marché du travail, Monique Laurin, témoignent de la pertinence du nouvel instrument mis au service des employeurs.

Ce nouvel outil serait d'autant plus utile que les entreprises sont confrontées à un vieillissement de leur main-d'œuvre, au nombre élevé de départs à la retraite et à l'arrivée d'une nouvelle main-d'œuvre qui aurait des attentes et des comportements tranchant parfois radicalement avec celle qui l'a précédée.

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laure bédué

Commentaire mis en ligne le 27 juin 2008
Je souhaiterais réagir au commentaire de caroline marie, je suis actuellement master de ressources humaines et je viens de terminer mon mémoire sur le génération Y et son rapprt au marché du travail.
Lorsque vous dites "Vous avez devant vous l’employé de vos rêves, mais celui-ci chigne à cause qu’il n’a que 2 semaines de vacances au lieu de 5 semaines? Continuez vos recherches, tout simplement; il y a une autre perle comme lui ailleurs…" oui pour le moment mais avec le départ des papy boomers a la retraite et la pénurie croissante dans certains secteurs, les autres perles rares seront déjà prises par les concurrents alors si vous voulez que votre entreprise survive il faut s'adapter...à la génération Y.
De plus vous dites ne pas ressemblé a la génération Y alors que vous en faites partie. L'étude sociologique d'une génération n'en fait ressortir que les grandes caractéristiques sans prendre en compte la personnalité propre de chacun alors forcément que tous ceux de la génération Y ne sont pas comme décrit mais il y en a aussi qui sont surement pire...

Caroline Marie

Commentaire mis en ligne le 21 mars 2008
D’entrée de jeu, je dois dire que je trouve l’usage du verbe « apprivoiser » dans le titre plutôt exagéré. On n’apprivoise pas un membre de la génération Y au travail; on l’éduque sur ce qu’est le marché du travail.

À l’université et dans les écoles de métiers, on apprend aux étudiants leur métier et les connaissances qu’ils doivent avoir pour réussir dans leur domaine d’étude; mais on ne leur apprend pas la réalité du marché du travail (même si certains programmes offrent un cours de « préparation à l’intégration au marché du travail »).

Pour certains d’entre eux, qui sont habitués à avoir au moins 2 mois de vacances par année, c’est impensable de n’avoir que 2 semaines. Ou de n’avoir que 15 $ de l’heure en débutant, puisqu'ils sont des universitaires et que leurs enseignants leur ont dit qu'ils auraient 30$ de l'heure en débutant. Ou d’avoir comme supérieur quelqu’un qui n’a pas la même formation qu’eux, même si cette personne en sait pourtant beaucoup plus qu’eux grâce à son expérience acquise au travail.

J’ai fait, par curiosité, le quiz qui est disponible sur http://www.comprendreetagir.info/pages/quiz.aspx?lang=FR-CA

Je fais moi-même partie de la génération Y. Je n’ai jamais exigé d’avoir plus de vacances, je n’ai que très rarement refusé d’effectuer des heures supplémentaires, je n’ai jamais passé par-dessus un supérieur pour quoi que ce soit, etc. Mais je dois avouer qu’effectivement, toutes les situations illustrées dans ce petit quiz peuvent avoir lieu; mais ces situations pourraient exister avec n’importe quelle autre génération…!

Vous avez devant vous l’employé de vos rêves, mais celui-ci chigne à cause qu’il n’a que 2 semaines de vacances au lieu de 5 semaines? Continuez vos recherches, tout simplement; il y a une autre perle comme lui ailleurs…

La base de tout est le dialogue et d’expliquer à l’entrevue les règles internes de l’entreprise, l’organigramme, le principe de promotion, etc. C’est tout ce qu’il y a à faire! L’employé, sachant ce qu’il peut ou ne peut faire, ne pourra pas rejeter le blâme sur quiconque autre que lui-même s’il fait quelque chose qu’il n’avait pas le droit de faire. Autrement, la fameuse phrase « Je ne le savais pas » risque de se faire entendre souvent... Il ne faut pas que les patrons aient peur de sanctionner les employés fautifs, peu importe la génération. Plusieurs ne le font pas, car ils craignent que les employés quittent; mais il est souvent mieux qu’un employé qui ambitionne un peu trop quitte au lieu de miner l’atmosphère de l’entreprise.

Pour conclure, je dirais que les membres des autres générations (40 ans et + surtout) ne nous rendent pas la vie facile non plus... Des collègues qui voient d’un mauvais œil l’arrivé d’un nouveau de la génération Y et qui le font sentir à ce dernier… Des collègues qui mettent sur un piédestal un nouvel employé de leur génération, moins compétent, et qui lèvent en même temps le nez sur un nouvel employé de la génération Y, très compétent… Ce sont des situations qui peuvent faire en sorte que le fossé entre la génération Y et les autres se creuse, malgré nous et malgré eux.

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