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Pour les jeunes et les arts

Karine Grenier à l’école Jean-Jacques-Rousseau

par Claudine Mainville
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Article mis en ligne le 8 mars 2008 à 7:00
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Pour les jeunes et les arts
Karine Grenier (Photo : Pépé )
Pour les jeunes et les arts
Karine Grenier à l’école Jean-Jacques-Rousseau
Il y a celle qui est toujours là, même quand la tempête a fermé toutes les écoles, il y a celle dont le bureau est toujours rempli de jeunes et qui attendent encore en ligne dans la cafétéria, il y a celle qui écoute, partage, conseille, organise, soutient, offre ses connaissances en techniques et en musique, celle qui s’émerveille des idées et des projets des jeunes, c’est Karine Grenier, technicienne en loisir à l’école secondaire Jean-Jacques-Rousseau, à temps partiel…
D’abord coordonnatrice dans une maison de jeunes, Karine Grenier préfère l’école avec toutes ses possibilités et le nombre impressionnant d’adolescents et d’adolescentes qui ont des idées, des rêves, des intérêts à développer et parfois des difficultés. «Je suis ici depuis quatre ans et je suis émerveillée par leurs idées, les jeunes sont vrais, les adultes ne les entendent plus, mais ils sont authentiques. Ils peuvent réinventer le monde et l’on doit leur donner le coup de pouce pour arriver à s’organiser, à créer, à apprendre», assure la technicienne en loisir.

Elle ne peut pas fermer la porte de son bureau sauf exception, et si c’est le cas, une file d’attente se forme en quelques minutes. Il y a les projets de chacun et les organisations collectives. Échanges étudiants, les sorties de plein air, l’improvisation, le club de ski, le basket, JJR en spectacle, le défilé de mode, les Méritas, les élections scolaires, les fêtes de l’Halloween, de la tendresse et de tous les thèmes qui suscitent l’intérêt des jeunes, «les jeunes s’impliquent quand la possibilité existe, ils développent des habiletés qui les relient aux autres, à leurs intérêts, qui deviennent parfois des passions, ils arrivent à réaliser leurs projets, à travailler et à étudier, tout en même temps», souligne avec admiration Karine Grenier.

En plus de sa formation et de son expérience dans la profession, elle est musicienne, membre d’un groupe, elle connaît les techniques de scène, elle leur apprend et les soutient pour qu’ils puissent réaliser leur événement de A à Z. «Ce sont des connaissances qui les intéressent, le son, l’éclairage, la mise en scène, la musique, ça fait partie de leur monde même s’ils n’y ont jamais touché. En organisant des spectacles scolaires, ils apprennent et viennent à l’école avec plus d’intérêt. Je ne peux connaître tous les élèves, 1 500 avec le pavillon, mais des centaines de jeunes peuvent compter sur moi, c’est plus facile de discuter avec moi, je ne fais pas figure d’autorité, mais je les respecte et c’est ce qu’ils apprennent en premier lieu dans tous leurs projets», explique-t-elle.

La professionnelle mène tout de même «deux vies», elle a pris un jour une guitare dans ses mains, et c’était parti…Autodidacte, Karine Grenier est la bassiste du groupe Parazar. Après plusieurs spectacles au Québec depuis les dernières années, le groupe présentera dans quelques mois un premier album. La musicienne ne dissocie pas son art de son admiration pour les jeunes, «j’aimerais faire un jour un Woodstock à JJR, autant que de les aider à découvrir leur propre passion, quand un jeune me dit à la fin de l’année ou de ses études secondaires, j’ai appris, j’ai aimé, j’ai raccroché parce que ce projet m’a aidé, je suis très contente!».

(Photo : Pépé )

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