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Rêver c'est bien, agir c'est mieux

par Donald Brouillette
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Article mis en ligne le 9 février 2008 à 6:27
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Rêver c'est bien, agir c'est mieux
Yvon Labrie (Photo Pépé) PhotoChat
Rêver c'est bien, agir c'est mieux
Patruska va s'ennuyer c'est sûr! Patruska c'est le chat fétiche du Parc du domaine vert qui fait une sapré belle vie au pavillon de l'administration. Il va s'ennuyer quand Yvon Labrie, directeur du parc depuis 24 ans, va prendre sa retraite en août prochain. Et Yvon Labrie va sans doute s'ennuyer aussi. De Patruska un peu, de l'équipe surtout, du parc qu'il a contribué à façonner jour après jour. Rencontre avec un bâtisseur qui a les dimensions d'un marathonien en train de terminer un parcours sans faute.
Quand il a pris la direction du Parc du domaine vert qui venait tout juste d'être créé, il y a de cela 24 ans, Yvon Labrie aime à rappeler qu'il n'y avait rien: «Pas une chaise, pas une table, juste des bâtiments non isolés sur le site connu comme Green Acres».

Les humains sont des drôles de bibittes! C'est probablement ce dénuement, cette coquille vide qui a retenu bien au delà des trois mois prévus au départ, ce diplômé du Bac en récréologie de l'Université du Québec à Trois-Rivières. «J'étais directeur des loisirs

à la Ville de Sainte-Thérèse, les différents aspects du loisir étaient assez bien établis, j'avais touché à pas mal tous les secteurs. Le défi à relever dans le domaine du plein air,en collaboration avec quatre villes, était pas mal plus grand
», explique-t-il.

Et… «Je suis beaucoup plus praticien, un gars de terrain. Il fallait tracer des pistes dans le parc, organiser, faire connaître les activités au public», ajoute Yvon Labrie, lui qui avait trouvé incroyable en arrivant dans la région qu'il n'y ait rien en ski de fond dans les environs de Sainte-Thérèse et pour le plein air en général.
Garder le cap
Au fil des années, le Parc du domaine vert a été l'objet de rumeurs reliées à l'implantation d'une foule de projets: stade de baseball, école secondaire, nommez-les...

Chacune des quatre villes membres de la régie a son agenda, ses priorités, des visions qui se sont souvent écartées de la vocation première. Comment avez-vous fait pour composer avec cette réalité, avons-nous demandé à Yvon Labrie? «Je les (les administrateurs de la

régie) ai toujours ramenés à la mission de base, à la vocation décrite dans nos lettres patentes: une mission récréative, communautaire et de protection forestière. Des fois ça se chicanait, ça passait au vote 2 contre 2... À égalité des voix dans une régie, c'est le statu quo, le projet ne passait pas.
»
Et il y a eu cet épisode controversé de la cession par bail d'une partie du parc pour y aménager le club de golf actuel... «On n'avait pas le choix, on devait le faire et on avait besoin de revenus. J'ai trouvé ça difficile les critiques au niveau personnel. Je croyais tellement au plein air et à la protection de ce territoire, mais on n'est pas une réserve faunique, il faut accepter qu'il y a 135 000 personnes qui entrent ici», rappelle le directeur.
L'avenir du parc et de son directeur
Alors qu'il s'apprête à passer la barre à des collaborateurs, Yvon Labrie est-il optimiste ou pessimiste quant à l'avenir du parc, en pensant aux développements domiciliaires et commerciaux majeurs qui se déploient tout autour?
«La vocation de base est inscrite dans la loi.... Il faut travailler conjointement avec ce qui se développe aux alentours (Lac Mirabel) comme on l'a fait avec le club de golf», répond Yvon Labrie. Il observe aussi une fierté nouvelle chez les administrateurs des quatre villes membres de la régie, se traduisant par leur implication récente dans un premier investissement majeur en 24 ans dans les immobilisations du parc.

Yvon Labrie, lui, a l'intention de s'impliquer socialement, de continuer d'être actif dans le loisir. Il y a bien sûr la tenue des Jeux du Québec Hiver 2009 dans la région qui est à son agenda.

Et ce qui va vous manquer le plus en quittant au mois d'août prochain? Je sens qu'il prend une grande respiration avant de répondre, j'ai touché une corde sensible... «L'équipe... On a développé un sens de propriétaire, un sentiment d'appartenance. C'est

rafraîchissant les jeunes qui se sont ajoutés à l'équipe.
»

Photo Labrie PP0223

(Photo Pépé)

PhotoChat

vert. Maître chez lui au pavillon de l'administration du parc, il sillonne les sentiers et

chasse pour se nourrir, ce qui ne l'empêche pas d'apprécier les crevettes et autres douceurs

que lui prodigue le personnel. Comme l'ensemble des autres membres de l'équipe, Patruska

verra ses habitudes changer en 2008 avec le départ du directeur Yvon Labrie et la

construction d'un tout nouveau pavillon d'accueil au parc, où déménagera l'administration.

(Photo Pépé)

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