Martine Beaulieu de Mirabel.
(Photo : Pépé )
Quand le burnout devient un phare
Martine Beaulieu
Martine Beaulieu vient de publier son premier livre, Le burnout qui m’a guérie, l’aboutissement d’un cheminement de six années qui lui permet de partager sa propre expérience, sa formation et ses recherches.
Elle anime aujourd’hui des ateliers de créativité et d’écriture. Elle enseigne le tai-chi, donne des conférences et veut partager les richesses et les connaissances acquises au cours des six dernières années. «J’ai investi les six dernières années pour me retrouver et développer mes capacités selon mes intérêts et mes passions. Finalement je n’aimais pas vraiment le métier que j’exerçais depuis quinze ans, il y avait ce cadeau derrière l’épreuve et les souffrances du burnout», raconte Martine Beaulieu.
Son livre d’une centaine de pages, raconte son expérience et donne des outils pour réfléchir, identifier, faire des choix et se reconstruire. «Le burnout est un séisme intérieur, cet anéantissement se prépare depuis longtemps, il y a plein de signes et de symptômes. Mais les gens responsables, perfectionnistes, exigeants envers eux-mêmes, continuent, luttent contre eux-mêmes pour faire encore plus. Un jour, le corps et l’esprit ne fonctionnent plus. À ce moment-là même si la personne est paralysée, on continue de vouloir comprendre, expliquer, etc. Mais tout n’est pas compréhensible de façon raisonnable. Le burnout a été un phare qui m’a fait voir la bataille que je vivais entre mon cœur et ma tête», rappelle l’auteure.
Martine Beaulieu relate qu’elle a commencé à se reconstruire en arrêtant tout, «lorsqu’on est dans l’effort c’est qu’on ne nourrit plus ses désirs véritables, il a fallu que je laisse mon poste même si je m’occupais de 150 employés, j’ai fait le saut dans le vide pour recommencer peu à peu en retrouvant ma créativité». L’auteure explique également que ce n’est pas nécessairement l’emploi qui ne convient plus, mais l’attitude et le comportement. «Si c’est le cas, le même état reviendra tôt ou tard. Il faut se choisir d’abord», affirme-t-elle.
Aujourd’hui bien outillée et surtout bien dans sa peau, Martine Beaulieu veut que son expérience et sa formation profitent aux autres. «J’anime des ateliers sur la connaissance de soi, d’écriture pour stimuler la créativité, j’offre des conférences, etc. Je vais dans les bibliothèques, les centres de femmes, les entreprises. Je fais plusieurs choses à la fois. Je voudrais écrire un roman et j’ai encore beaucoup de projets. Ce livre est le premier, mais sûrement pas le dernier», assure l’auteure.
Ph martine beaulieu pp 0579
(Photo : Pépé )