Patrick Marineau et Jean-Philippe Fortier, deux participants du plateau de travail Les productions fleuries et À fleur de pots émanant de la polyvalente Ste-Thérèse.
(Photo Pépé)
La quête de plus d'autonomie par les plantes et par les pots
Vous connaissez déjà les projets Les productions fleuries et À fleur de pots émanant de la classe de soutien personnel de la polyvalente Ste-Thérèse, un plateau de travail qui a remplacé les matières académiques pour des élèves éprouvant de sérieux troubles de développement et des problèmes d'apprentissage. Nous vous présentons aujourd'hui deux des bénéficiaires de cette formule unique.
Jean-Philippe Fortier, 17 ans et Patrick Marineau, 19 ans sont deux des sept participants du projet qui a transporté ses pénates récemment de la polyvalente Ste-Thérèse au Centre de formation agricole de Mirabel.
Jean-Philippe est le doyen du projet, il est là depuis les tout débuts, 2004 et représente l'expertise acquise depuis et la continuité, alors que Patrick s'est joint au groupe cet automne et en est à l'étape de l'apprentissage et de la maîtrise des techniques de décoration des pots.
Mais peu importe leur niveau d'expérience, les sept ados ou jeunes adultes se sont partagés des responsabilités de gestion du projet en début d'année, en élisant président, vice-président, secrétaire, trésorier, etc. Ainsi, Jean-Philippe Fortier assume la vice-présidence cette année alors que Patrick est responsable des communications.
Le groupe est encadré par deux enseignants, Line Gauthier-Perron et Luc Renaud et suivi par une éducatrice spécialisée, Marie-France Lalande, mais tout est fait pour stimuler l'autonomie des participants, développer leur potentiel et les diriger, si possible, vers le marché du travail.
Ainsi, dans les prochaines semaines et les prochains mois, les participants se répartiront en alternance les deux volets principaux du plateau de travail, à cette période-ci de l'année, les semis et la décoration des pots de grès.
Patrick, qui est encore assez nouveau dans l'aventure, a comme objectif de se trouver un emploi à l'extérieur du projet éventuellement, alors que Jean-Philippe nous dit qu'il veut «finir son année et peut-être changer de plateau de travail», lui qui préfère la culture des plantes à la décoration des pots.
S'ennuient-ils, l'un ou l'autre, des matières de base- français, anglais, maths- depuis qu'ils sont intégrés dans le projet des Productions fleuries - À fleur de pots? Euh non… pas une miette à ce que les mimiques qui accompagnent leurs réponses traduisent. Mais certains élèves qui ont participé au projet sont retournés vers l'apprentissage plus traditionnel, précise l'éducatrice Marie-France Lalande qui assiste à l'entrevue.
Dans le cas de Patrick il se tourne déjà vers le marché du travail quand il examine son avenir prochain, alors que Jean-Philippe manifeste des préoccupations d'homme d'affaires dans ses réflexions: «Nous (le projet) sommes en train de devenir un fournisseur pour certaines boutiques artisanales», constate-t-il.
Et si la récompense ultime, pour ces sept participants dont Patrick et Jean-Philippe, est de pouvoir se payer un voyage à l'extérieur du Québec à chaque année, avec les profits nets de leurs ventes et les contributions de commanditaires, à moyen et à long terme l'apport du projet se mesure davantage en confiance dans ses moyens, estime de soi, débrouillardise et sortie d'une certaine marginalité.
On peut se procurer les pots décorés et obtenir plus de renseignements sur les produits offerts en communiquant avec le projet, au CFAM de Mirabel, au 450 433-5400, poste 5132.
(Photo Pépé)
Wow
Valérie St-ongeArticle mis en ligne le 7 février 2008
Je n'ai que des félicitations à faire à toute l'équipe ''À fleur de pots'' ils travaillent très fort sur ce projet et la route vers l'autonomie de ces jeunes est leur priorité!J'ai vécu la belle expérience de travailler avec eux l'an dernier et tout ce que je peux leur dire c'est qu'ils ont toute mon admiration!
Bravo au enseignants(Line et Luc) mais surtout, aux élèves qui acceptent de relever des défis jour après jour.
Valérie