Cora Tsouflidou
(Photo : Pépé )
Cora une affaire de coeur
Échanges avec les femmes d’affaires des Basses-Laurentides
Une salle bondée, l’assistance suspendue à ses lèvres, Cora Tsouflidou répond simplement avec plus de cœur que de raison aux questions des femmes d’affaires, surprises et surtout touchées par tant de franchise, de simplicité, et d’authenticité.
Le Réseau des femmes d’affaires des Basses-Laurentides invitait ses membres à rencontrer et surtout à échanger avec la fondatrice des restaurants Cora, qui a décidé de laisser peu à peu les rênes de son empire à son fils et de laisser libre cours à ses projets personnels. «J’ai un petit trou à combler, s’arrêter c’est au cimetière, le travail c’est la création, c’est le plaisir d’offrir, de réaliser ses rêves, d’actualiser ses idées...», affirme celle qui après un burnout a peu à peu créer sa chaîne de restaurants Cora, maintenant présente d’un océan à l’autre. Une période difficile de sa vie, un burnout, a permis d’élaborer son projet, de mettre en place la base de ce qui allait devenir le rendez-vous de 30 000 personnes par jour pour passer un moment agréable. Son projet offre aujourd’hui du travail à 3 500 personnes et répond aux besoins.
«Ce n’est jamais l’argent qui doit être un frein à nos rêves ou à nos projets, dans mon petit restaurant je voulais offrir un moment beau et agréable au monde, démontrer que la vie peut être bonne et belle chaque jour. C’est ce principe que j’ai perpétué au cours des années», réplique Cora. La fondatrice d’un empire est émue par ces femmes qui hésitent, qui questionnement, et qui surtout trouve dans ses mots, son expérience, et son histoire, l’espoir et l’énergie de réfléchir et de mettre en place les outils nécessaires à leur projet. «C’est ça qui aujourd’hui me nourrit et comble cet espace, je peux offrir, aider et stimuler. Tout est possible, on trouve les façons d’y arriver, il faut s’écouter, notre intuition c’est la véritable voix, après il faut persévérer et agir avec passion. C’est possible pour une personne ordinaire de faire l’extraordinaire», affirme Cora Tsouflidou. Déjà mentore de la nouvelle présidente des femmes d’affaires Geneviève Young, Cora ne lésine pas, elle invite les femmes à lui écrire par courriel, elle veut partager et aider les gens à réaliser leur potentiel.
À une question d’une participante, Cora hésite et s’émeut, après réflexion elle décide d’affirmer que son retour à la vie active alors qu’elle était fragile et démunie, la source qui lui a donné la pièce nécessaire à l’action, «Dieu m’aimait inconditionnellement, sans rien, comme j’étais. Cette compréhension m’a apporté la paix nécessaire pour m’épanouir, pour écouter le meilleur de moi. J’ai fait de mon mieux avec les moyens et les situations, avec mes enfants», déclare Madame Cora.
Elle ne voulait surtout pas dispenser une conférence à ce déjeuner des femmes d’affaires, elle voulait partager et allumer ces petites flammes qui changent et éclairent la vie.
Elle a encore beaucoup à dire et à faire, elle a publié un premier livre en 2001, Déjeuner avec Cora, et un deuxième viendra sous peu.
(Photo : Pépé )