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Tous pour Nicolas

par Donald Brouillette
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Article mis en ligne le 1 décembre 2007 à 6:54
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Tous pour Nicolas
L'élève de l'Option Théâtre du collège Lionel-Groulx concurrent à l'émission «Tous pour un» de Radio-Canada, Nicolas Gendron, avoue que sa famille, ses amis, les camarades de sa classe à l'Option ont tous embarqué avec lui dans les mois de préparation et ont d'ailleurs fait sentir bruyamment leur présence lors de la diffusion des émissions! (Photo Pépé)
Tous pour Nicolas
Il aurait pu choisir d'aller à l'émission Le Banquier, y faire le clown, des sparages, se ridiculiser même et repartir avec 50 000 $, 75 000 $ ou 100 000 $. Il a plutôt maîtrisé un contenu encyclopédique sur le cinéma québécois, s'est livré à une préparation ardue et exigeante, a répondu à d'invraisemblables questions de détail à l'émission «Tous pour un». Il a d'abord gagné 10 000 $ la première semaine qu'il a remis en jeu et perdus la deuxième, puis a regagné 4000 $ à raison de 1000 $ par question, qu'il a aussi remis en jeu à la toute fin de la deuxième émission, pour le doubler en risquant de tout perdre. C'est notre héros de la semaine. C'est Nicolas Gendron.
«Je n'ai rien fait d'extraordinaire humainement parlant. On ne sauve pas des vies, pis on ne change pas le monde avec ça! Faut que tu remettes les choses en perspective», décantait Nicolas Gendron quelques jours après son passage à l'émission «Tous pour un» de Radio-Canada.

Tout de même, l'étudiant en théâtre 3e année au collège Lionel-Groulx constatait que la télé c'est fort... Il a reçu des dizaines de courriels depuis une semaine, dont celui d'un chroniqueur télé d'un quotidien qui lui disait en substance: «Merci pour ces belles heures de télé».

Pourquoi Nicolas Gendron s'est-il retrouvé concurrent à «Tous pour un» sur le cinéma québécois? Pourquoi pas? Bien qu'il soit au début de la vingtaine seulement, il s'intéresse déjà depuis un bon moment au cinéma, il a travaillé dès la fin de son secondaire dans une «salle obscure»; il collabore depuis plusieurs années à des publications spécialisées sur le cinéma. Il avoue que sur les 25 films qui faisaient l'objet de l'émission, il en avait une bonne moitié chez lui. Mais entre apprécier un film comme cinéphile et répondre à un super quiz sur 25 films produits entre 2000 et 2007 il y a une marche.

«Je le sais pas vraiment», répond-il quand on lui demande combien d'heures il a consacrées à se préparer à l'émission. Sûrement près de 200 heures d'écoute, ponctuées de prise de notes sur plein de détails: des numéros de plaques d'immatriculation, des adresses, des dates, etc. En fait, sa préparation s'est étalée sur les deux mois précédant l'émission, alors qu'il devait tout de même suivre ses cours habituels à l'Option Théâtre et honorer quelques autres engagements qu'il avait pris... «J'étais souvent dans le salon la porte fermée! Je dormais moins. Mon père me dit tout le temps que Gregory Charles est une mauvaise influence pour moi! Le point en commun c'est peut-être la curiosité, l'envie de mieux comprendre.»
Le sens de l'honneur
À «Tous pour un» deux fois Nicolas Gendron a tout risqué. Une première fois à la fin de la première émission en décidant de revenir une deuxième semaine et de remettre au jeu le 10 000 $ quitte à le perdre, et la seconde fois, cinq minutes avant la fin de la dernière émission, où il a à nouveau risqué de tout perdre en choisissant de doubler sa mise en répondant correctement à une seule question. «Pourtant je ne suis pas très gambler de nature. Mais je me suis dit je ne perds rien à essayer. De toute façon je ne l'avais pas cet argent-là. Et j'ai passé deux mois là-dessus, c'était déjà quelque chose d'avoir été choisi.»
Nicolas Gendron a finalement eu raison du sort. C'est une question se rapportant à une chanson de Gilles Vigneault (Jean du Sud), son auteur-compositeur fétiche, et reliée au fim Congorama, qui lui a permis de conclure la série sous les applaudissements et avec l'accolade de l'animateur Francis Reddy.

Il faut déjà conclure, alors disons que ces 8000 $ ne pouvaient tomber entre de meilleures mains, la carrière des jeunes comédiens étant loin d'être synonyme de revenus fixes et prévisibles et il y a bien sûr ce stage en théâtre au Pérou, à l'été 2008, qui sera sans doute plus facile à organiser. Nicolas Gendron compte bien profiter aussi de ce voyage pour se rapprocher de ses origines familiales paternelles, qui sont sud-américaines: «Cet héritage-là m'attire beaucoup», nous confiait-il.

(Photo Pépé)

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