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Une école au cœur du désert nigérien

Jacqueline Lanouette

par Audrey Jacques
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Article mis en ligne le 24 novembre 2007 à 6:41
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Une école au cœur du désert nigérien
Jacqueline Lanouette croit que la société québécoise aurait beaucoup à apprendre de la communauté touareg et de ses valeurs. (Photo : Pépé)
Une école au cœur du désert nigérien
Jacqueline Lanouette
Des dunes de sable à perte de vue, des paysages à couper le souffle, mais surtout un peuple riche de culture et de traditions; c’est ce qu’a découvert Jacqueline Lanouette dans le désert nigérien. C’était le début d’une grande aventure pour la psychologue de Rosemère qui allait instaurer une école pour les jeunes nomades de la communauté touareg.
Même si rien ne laissait présager la naissance d’un tel projet, Jacqueline Lanouette s’est laissée convaincre; les jeunes nomades de Tézerzaït avaient besoin d’une école et elle allait tout mettre en œuvre pour y arriver.

Les nombreuses demandes de financement toujours sans réponse n’ont toutefois pas découragé Jacqueline Lanouette qui a finalement obtenu l’appui de la Fondation internationale Roncalli. Cependant, la moitié des fonds manquait toujours. La psychologue décida donc d’organiser une exposition de photos prises lors de ses périples dans le désert. Le tour était joué, elle avait maintenant la somme nécessaire pour mettre l’école sur pied.

«<@Ri>Comme il s’agit d’une communauté nomade, il ne suffit pas de leur faire la classe, il faut aussi leur assurer un endroit où dormir et les nourrir. Nous avons construit l’école près d’un point d’eau à Tézerzaït pour permettre aux parents, qui repassent par cet endroit, de voir leur enfants<@$>», explique-t-elle. Ainsi, en septembre 2005, une vingtaine d’enfants de la communauté profitaient d’un enseignement en français tout en étant logés et nourris à même l’école.

Le travail n’était cependant pas terminé pour Jacqueline Lanouette qui devait se remettre au travail et trouver le financement pour reconduire le projet. «À chaque année, je dois trouver les sommes nécessaires pour payer la nourriture et les vêtements des enfants, mais aussi les deux enseignants et les deux manœuvres. Pour combler les besoins affectifs des jeunes, j’ai engagé une maman et une grand-maman qui se chargent de leur transmettre les fondements de leur culture.»
L’école; un milieu de vie
«La civilisation touareg possède une culture incroyable qui a su s’enrichir au fil des siècles au contact d’autres populations. Ces nomades ont protégé leurs traditions tout en acceptant les nouveautés que leur proposait le monde extérieur», raconte Jacqueline Lanouette.
Un aspect essentiel du projet pour la psychologue qui tenait à ce que l’école reflète les valeurs de cette communauté. «C’était très important pour moi que l’enseignement se fasse dans le respect de leur culture. C’est un peuple riche de connaissances et je ne voulais pas que les enfants oublient leurs origines.»

Cette année, 35 enfants fréquentent l’école de Tézerzaït et Jacqueline Lanouette travaille maintenant à y implanter un centre de santé. «Deux infirmières se chargeraient d’évaluer les besoins de la communauté et de fournir les médicaments et les vaccins nécessaires. Deux Touaregs recevraient ensuite une formation pour prodiguer les soins et faire fonctionner le centre.»

Le retour de la rébellion touareg a cependant forcé la communauté à déménager l’école à Arlit, une petite ville plus sécuritaire où ils peuvent poursuivre leurs cours. Jacqueline Lanouette espère cependant pouvoir réaménager l’école à Tézerzaït dès que le contexte le permettra.

«Je suis très fière de ces enfants. J’admire leur détermination, mais aussi leur capacité d’adaptation.» Le dévouement et le courage tout aussi admirable de cette femme lui ont valu de faire partie des «30 Québécois qui font la différence» du magazine «L’Actualité», soulignant ainsi la contribution de cette grande voyageuse.

Pour contribuer au financement du «C’est» (le Centre d’Éducation et de santé de Tézerzaït), vous pouvez communiquer avec Jacqueline Lanouette au 450 965-8656 ou encore écrire au jacquelinelanouette@yahoo.ca.

(Photo : Pépé)

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