La mairesse Sylvie St-Jean de Boisbriand a coupé court aux questions insistantes du citoyen Martin Drapeau lors de la séance du conseil de ville du 6 novembre.
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La mairesse de Boisbriand ne veut pas refaire le débat sur l'usine d'épuration
Avec l'article du Journal de Montréal et les reportages de Radio-Canada et de TQS la semaine dernière sur la contamination de la rivière des Mille-Îles par l'usine d'épuration de Boisbriand, la table était mise pour une séance du conseil de ville hautement émotive le mardi 6 novembre.
Dès le 31 octobre, la mairesse de Boisbriand émettait un communiqué de presse dans lequel elle déclarait: «J'en ai assez de voir des lobbyistes environnementaux, des groupes de pression de Boisbriand et des médias peu rigoureux pointer du doigt la Ville de Boisbriand comme une délinquante environnementale, alors que c'est tout le contraire.»
Aussi, quand l'environnementaliste Martin Drapeau s'est adressé à la mairesse lors de la période des questions du conseil de ville du 6 novembre, pour tenter d'obtenir diverses précisions et explications dans le dossier de l'usine d'épuration des eaux usées, il s'est fait répondre: «Le débat a été fait il y a un an. L'étude (dont faisait état le reportage de Radio-Canada) appartenait au conseil de ville. Ce serait irresponsable de ma part de revenir sur ma décision (de mettre à niveau l'usine actuelle plutôt que de choisir la solution des étangs aérés). On a été élus pour prendre des décisions.»
Malgré de nombreuses tentatives aux deux périodes de questions prévues à l'ordre du jour, le citoyen Martin Drapeau n'a pu obtenir de réponses satisfaisantes à ses questions, Sylvie St-Jean expliquant qu'elle avait déjà répondu et que le débat était clos.
Le citoyen s'est alors adressé à la conseillère Marlene Cordato, leader implicite de l'opposition au conseil de ville, pour lui demander pourquoi sa formation politique qui contrôlait le conseil de ville il y a plus d'un an, n'a pas demandé alors le dézonage de terrains agricoles en vue de faciliter la solution d'aménagement d'étangs aérés? «On nous a dit qu'une demande de dézonage nuirait à l'obtention d'une subvention pour la ville reliée à l'usine d'épuration», a expliqué la conseillère.
Vers la fin de la séance du conseil, le conseiller Gilles Sauriol, un proche de la mairesse St-Jean, a félicité narquoisement la conseillère Marlene Cordato pour son excellente réponse, très bien préparée, au citoyen Martin Drapeau…
À quelques jours d'obtenir le certificat d'autorisation du ministère de l'Environnement pour débuter les travaux de mise à niveau et d'augmentation de capacité de l'usine actuelle de traitement des eaux usées, après avoir obtenu l'approbation de son règlement d'emprunt relié à ces travaux par la ministre des Affaires municipales, il est clair que Sylvie St-Jean veut maintenant tourner la page sur la controverse de l'usine d'épuration et aller de l'avant avec le projet en cours. Le développement du Faubourg Boisbriand, menacé si les travaux à l'usine d'épuration ne sont pas enclenchés rapidement, pèse lourd dans la balance.
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