Articles à vendre | Vente aux enchères | Appel d'offres | Emplois | Circulaires | Nos Hebdos | Interurbain | Rencontre en ligne | Weblocal
Journal le Courrier
Envoyer ce texte à un ami Imprimer cette page Réagissez à cet article

De Blainville à Kandahar

Article mis en ligne le 28 septembre 2007 à 5:31
Soyez le premier à commenter cet article
De Blainville à Kandahar
L'équipe de pompiers du camp. (Photo: Courtoisie) Ph.Kandahar 2
De Blainville à Kandahar
Je dois aimer la chaleur, puisqu'une de mes tâches est de faire partie de l'équipe de pompiers de notre camp afin de répondre à toute éventualité comme un écrasement d'hélicoptère ou tout simplement un bâtiment en feu sans oublier l'endroit ou se trouve les munitions. Par contre, ce camp ressemble à St-Granit dans les Pierrafeux car tous les bâtiments sont en ciment ou en pierre alors le risque est presque nul, même un problème électrique ne pourrait faire de dommage. Chaque semaine nous avons un entraînement avec les appareils et pratiquons des simulations de tout genre. Je dois avouer qu'éteindre un feu lorsqu'il fait déjà 40 degrés, en plus de l'équipement sans oublier le masque à oxygène, c'est un peu chaud...

Il y a une politique établie en mission lorsqu'il y a un décès, toutes les communications cessent, plus d'internet ni de téléphone à l'exception d'un ou deux dans des positions stratégiques. Ceci a pour but d'éliminer le risque que les proches du défunt apprennent par les médias son décès. Alors, lorsque cette situation arrive, des cadenas sont installés sur les portes des cabines téléphoniques et au mini salon internet juste à coté. À chaque jour, lorsque je passe devant ces endroits pour me rendre à ma position, je ne peux m'empêcher de jeter un coup d'œil pour m'assurer qu'il n'y a pas eu de mort.

Hier, les cadenas étaient sur les portes et l'atmosphère du camp a changé, tous ont peur pour un ami, un confrère ou même un parent dans certains cas. Aujourd'hui, on nous a annoncé le nom du défunt et les cadenas ont été enlevés. Tout le monde essaie de revenir à leurs tâches mais nous avons toujours une petite pensée, que cela aurait pu nous arriver.

Ph.Kandahar 1

Ph.Kandahar 2

Ces articles pourraient également vous intéresser

Affichage des photos

Vos commentaires

Nom complet:
(requis)


Adresse courriel:


Vos commentaires :
(requis)


Svp inscrire le mot affiché ci-dessus Impossible de lire le mot?

Svp inscrire le mot affiché ci-dessus:


Chez nos voisins