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La Nathaliemania ou l'art de faire bouger une école

par Donald Brouillette
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Article mis en ligne le 17 septembre 2007 à 9:30
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La Nathaliemania ou l'art de faire bouger une école
«Plus tu en fais, plus t'es reconnu», admet Nathalie St-Jean qui explique ainsi l'implantation à l'essai de plusieurs projets et activités à caractère sportif à l'école Chante-Bois de Blainville. (Photo Pépé)
La Nathaliemania ou l'art de faire bouger une école
Au cours des dernières années, son école a remporté le titre provincial «d'école primaire ayant le plus contribué au développement des activités physiques et sportives dans son milieu» au Gala d'excellence du sport étudiant. Deux fois. L'enseignante d'éducation physique de l'école Chante-Bois de Blainville, Nathalie St-Jean, insiste: «Je ne suis pas seule responsable, c'est un projet d'école». Quand même…
À l'heure où nos enfants et ados semblent souvent hypnotisés par l'écran du téléviseur ou de l'ordi de la maison, l'approche de Nathalie St-Jean semble étonnamment simple et efficace. «J'ai apporté plus d'activités et de sports différents dans l'école. Souvent, j'initie dans mes cours et la suite se fait en parascolaire. (…) Cette année, on offrira 18 à 20 activités différentes, des sports collectifs, individuels, artistiques incluant le cheerleading. Les élèves attendent les activités d'une année à l'autre», nous explique-t-elle.

Ça fait déjà six ans que Nathalie St-Jean enseigne à Chante-Bois et elle a contribué au virage vers une «école athlétique» de l'établissement, pas dans une optique élitiste précise-t-elle, mais bien pour donner une couleur différente et attrayante à l'école du quartier. Faut dire que Chante-Bois, elle l'a choisie… «J'enseignais à Saint-Eustache à quelques minutes de chez-moi. Quand le poste s'est libéré ici, je suis venue voir et je me suis dit: wow, 20 minutes pour venir au Club Med!» Le très grand gymnase, les terrains extérieurs autour de l'école l'ont carrément séduite. Il manque un peu de gazon, soupire-t-elle.

Mais des infrastructures, même modernes et fonctionnelles, ne peuvent à elles seules faire bouger les jeunes… «Quand je suis arrivée à Chante-Bois, après seulement deux mois, on a participé à un tournoi Invitation en basket-ball. On jouait contre mon ancienne école, où j'avais une équipe très forte. Je croyais qu'on n'avait aucune chance…On a gagné! C'est là que je me suis aperçue de l'importance du coach, de l'attitude», se souvient Nathalie St-Jean.

«Les gens vont vous dire que je suis compétitive. Je joue pour gagner, mais si on perd ce n'est pas grave si tout le monde a fait son possible», résume l'enseignante qui tire tout de même une grande fierté que l'équipe de mini-volley-ball de Chante-Bois détienne le championnat de la Ligue Laurentides-Lanaudière depuis sa création il y a cinq ans.

«Ce que je demande à chaque élève c'est de faire un effort», résume Nathalie St-Jean. Pour essayer, pour savoir s'il aime ou non tel sport, telle activité. Tenir compte des intérêts de chacun, voilà un autre secret de la sauce St-Jean, qui a aussi prévalu pour l'ensemble des enseignants de l'école, afin de les impliquer dans le virage vers une école athlétique: «Chaque prof a un projet santé-sportif adapté à sa classe, qui tient aussi compte de ses intérêts personnels».

Résultats? Deux fois le titre provincial évoqué en début d'article pour l'école Chante-Bois en 2006 et 2007; en plus cette année l'élève Maude St-Germain qui obtient aussi le titre provincial d'élève de 6e année ayant le mieux concilié le sport et les études au même gala du Sport étudiant, des tonnes de bannières accrochées au plafond du gymnase sur les championnats remportés dans différentes disciplines du sport étudiant, des certifications diverses pour l'école, «Iso-active», etc.

Mais surtout, des élèves d'une école primaire qui bougent, qui ont du plaisir à le faire et qui passent sans doute pas mal moins de temps devant la télé ou leur ordinateur. En passant, madame St-Jean, je me suis toujours demandé si les motivations pour devenir «prof d'éduc» étaient plus reliées à l'amour du sport qu'à la passion d'enseigner? «On devient prof d'éduc parce qu'on aime le sport, on le reste parce qu'on aime les enfants, les ados, parce qu'on veut que chaque élève vive une réussite.»

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