Louise Paré
(Photo : Pépé )
Louise Paré , une grande dame
À Blainville, tous connaissent Loulou, toujours prête à donner un coup de main, à prendre en charge des projets, et qui seulement par son approche sympatique réussit à égayer le quotidien des aînés, de ses voisins, et des gens qu’elle côtoie dans les organismes où elle est impliquée.
La blainvilloise apprécie son milieu, s’inquiète du bien-être des personnes autour d’elle et s’implique sans préjugés. «Les gens me racontent beaucoup de choses, ils me font confiance et je leur rends bien. La solitude des aînés m’atteint beaucoup, j’aime leur rendre visite, les aider quand ils ont des difficultés, les accompagner et surtout les gâter. Plusieurs n’ont personne autour d’eux, et le simple fait de leur parler et de les écouter leur fait tellement de bien», raconte avec les larmes aux yeux la jeune retraitée.
Elle a cessé de travailler dans le milieu de la restauration, il y a une dizaine d’années, qui ont passé très vite pour elle. «Maintenant, c’est le bénévolat, je vais travailler à Moisson, au comptoir familial de la paroisse Sainte-Famille, dans les résidences pour les aînés, au club de l’âge d’or, j’aime amener les gens en sortie, je vais entretenir les fleurs devant les fenêtres des aînés, faire des repas, organiser les bingos, faire des surprises, etc», énumère la Loulou sympatique à toutes les causes.
C’est cette sympathie, cette générosité et cette simplicité, que tout le monde remarque. «L’année dernière, il y avait un peu de vandalisme dans notre secteur. Les jeunes que j’ai rencontrés ont réglé tout ça, ils venaient dans la balançoire et surveillait pour nous, ils sont plein de bonne volonté, il faut leur faire confiance», ajoute Louise Paré. Elle a aussi travaillé dans les centres d’hébergement et les hôpitaux, «je trouvais ça plus difficile, ça m’affectait beaucoup de voir la souffrance et la misère humaine».
Aînée de quatorze enfants, Louise a appris très vite à prendre soin, à aimer les autres et à les aider. «J’ai tout appris de mes parents, malheureusement j’ai perdu ma mère il y a quelques années, elle me manque encore beaucoup. Mes parents étaient bons de nature, mon père aurait donné sa chemise, c’était un homme d’affaires de la région, je le vois encore très souvent», explique-t-elle. Toujours présente pour ses enfants et ses petits-enfants, Louise Paré a même assumé la garde de ceux-ci lorsque leurs parents étaient en mission à l’étranger. «J’avais une lourde responsabilité, je les ai pris quelques mois, mais au début je ne les connaissais pas beaucoup, nous avons des liens privilégiés aujourd’hui», déclare-t-elle avec affection.
Son conjoint la qualifie de femme exceptionnelle, et ils ont plein de projets ensemble.
«Nous pensons à nous acheter un ordinateur, je veux tout apprendre, mais je ne veux pas me couper du monde. J’ai beaucoup de projets, comme de m’impliquer davantage avec Mme Brière qui organise des sorties et des voyages pour les aînés. J’aimerais aussi aller à la Fédération de l’âge d’or, faire partie des comités et organiser des services, aller faire la lecture pour les aînés, etc», précise la bénévole. Louise Paré adore la lecture, et écrit son journal chaque jour. Un projet d’écriture est en train de se préparer, sa famille bénéficiera probablement un jour de l’histoire de cette dame au cœur sensible qui transforme ses émotions en générosité et en dévouement.
(Photo : Pépé )