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Mission Afghanistan pour Martin Campeau

par Claudine Mainville
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Article mis en ligne le 11 août 2007 à 6:00
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Mission Afghanistan pour Martin Campeau
Martin Campeau (Photo : Pépé )
Mission Afghanistan pour Martin Campeau
La quatrième mission de Martin Campeau dans les Forces armées canadiennes, sera à compter du 18 août prochain, l’Afghanistan, un défi bien différent de ce qu’il a accompli jusqu’à maintenant.
«Cette fois c’est une mission de guerre et non une mission de paix comme en Bosnie. La menace terroriste est constante, les équipes qui travaillent à l’extérieur du camp sont constamment exposées. La population a besoin de nous pour éliminer ces menaces, constituer les forces de l’ordre, leur propre armée qui leur assurera la sécurité, et des conditions de vie meilleures. Ce qui est loin d’être le cas en ce moment, l’ennemi est invisible, on ne peut les identifier parmi les gens, mais nous sommes très bien préparés», explique Martin Campeau quelques semaines avant son départ.

Ces dernières semaines, il les passe avec sa conjointe Isabelle Raymond, sa famille et ses amis, parce que l’entraînement intensif est terminé. «J’ai demandé de retourner en mission parce que c’est le rôle d’un militaire. J’ai fait différents mandats au cours des quatorze dernières années dont l’accueil des recrues, la formation, l’entraînement, la responsabilité du transport, etc. Je suis intervenu ici, lors de divers événements, comme la crise du verglas, les inondations au Saguenay, etc. Mais ça n’a rien à voir avec les missions à l’étranger. Nous sommes très chanceux de vivre ici, la qualité de vie est excellente, et il faut cesser de critiquer juste parce que la rue est mal déblayée, parce qu’on paie une taxe de plus…, etc. À l’étranger, on ne parle pas de qualité de vie, on parle de survie, dans des conditions extrêmes», souligne le militaire. Ses trois missions successives en Bosnie, lui ont donné cette perception de la vie et des choses qui lui permettent de relativiser les besoins et les valeurs.

«Nous étions là pour les aider, en plus des dommages de guerre, des affrontements civils, le pays était au moins soixante ans en arrière. C’est la misère, il n’y a pas de travail, et quand nous avons quitté après douze années, ceux et celles qui travaillaient sur les camps ont dû recommencer à zéro», rappelle Martin Campeau en relatant son expérience en Bosnie.

Le défi de l’Afghanistan s’est imposé de lui-même, «j’ai réussi les différents entraînements depuis janvier, je suis le seul de la région qui part sur ce contingent, nous sommes spécialisés et nous formons des équipes solides, mon expérience des missions sera utile aux jeunes pour qui ce sera un premier départ à l’étranger». Martin Campeau croit que les six prochains mois seront difficiles, mais essentiels pour les membres de son équipe et pour la progression vers les objectifs fixés. «Une soixantaine de soldats ne sont pas rentrés jusqu’à maintenant, et ça suffit. Nous sommes préparés à éliminer les menaces et ce sera sans pitié, la population collabore et souhaite notre réussite, ils ont été suffisamment éprouvés par les occupations successives et le régime des talibans, un retour en arrière est impossible», assure-t-il.

Celui qui s’est enrôlé à 21 ans, n’a pas l’intention de rebrousser chemin, même si son rôle, son travail, sa passion, est peu ou pas comprise par la population en général. «C’est vrai que sauf les proches et les familles des militaires, les gens n’ont aucune idée de notre travail», a commenté celui qui a participé cette année à la cinquantième marche de Nijmegen en Hollande. «Cette marche de 160 kilomètres, commémore la libération de la Hollande par le Canada lors de la dernière guerre mondiale, c’est une fierté de participer à cet événement», souligne-t-il.

(Photo : Pépé )

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