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La vie dure pour les fraudeurs de terminaux de points de vente

par Donald Brouillette
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Article mis en ligne le 4 mai 2007 à 11:39
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La vie dure pour les fraudeurs de terminaux de points de vente
L'enquêteur Éric St-Louis, les policiers Francis Lanouette et Jonathan Germain impliqués à divers titres dans l'opération Terminal, accompagnés de Sylvie Boisvert des magasins IGA Daigle, illustrent le terminal de point de vente sans et avec le support métallique recommandé pour éviter son vol par les fraudeurs. (Photo Pépé)
La vie dure pour les fraudeurs de terminaux de points de vente
La Régie de police Thérèse-De Blainville reprend à son compte une opération initiée par la Sûreté du Québec, visant la prévention de la fraude et du vol reliés aux terminaux de points de vente que l'on retrouve maintenant dans tous les commerces de détail.
Le moindre dépanneur, les stations-service, les restos rapides, les marchés d'alimentation enregistrent quotidiennement des centaines de transactions- dans certains cas des milliers- de leurs clients à travers le terminal de point de vente, où l'acheteur doit glisser sa carte de débit ou de crédit.

De plus, le personnel de ces commerces, souvent à temps partiel et travaillant tard en soirée ou la nuit, peut être l'objet de pressions ou d'offres monétaires pour collaborer avec les fraudeurs, qui subtilisent le terminal pour une courte période, le remplacent par un bidule qu'ils ont bricolé au préalable afin de cloner vos cartes de crédit et de débit. Et par la suite c'est «bar ouvert» dans vos comptes bancaires ou de cartes de crédit, jusqu'à ce qu'une institution découvre la supercherie et communique avec son client.

L'an passé, une trentaine de plaintes ont été enregistrées par les policiers de la régie et le phénomène serait largement répandu au Québec, d'où l'opération Terminal lancée par la SQ puis reprise par les autres corps policiers.

Du 28 mai au 23 juin, des policiers de la Régie de police TdB visiteront une vingtaine de commerces ciblés, afin d'informer les propriétaires et gérants des mesures de sécurité minimales à adopter avec les terminaux de points de vente, dont la plus simple et la plus efficace semble être d'insérer le terminal dans un support métallique fixé solidement au comptoir, d'où le fraudeur éventuel ne peut extraire l'appareil TPV. Ces supports métalliques peuvent coûter un montant aussi minime que 45 $ selon l'agent Marc Tremblay qui œuvre à la Place Rosemère, où il rencontrera aussi les commerçants en sus de la vingtaine ciblée ailleurs dans la région.

L'opération se poursuivra lors d'une deuxième phase à l'automne alors que d'autres commerces seront visités par les policiers, qui en plus de la promotion du support métallique peuvent donner plusieurs conseils et trucs aux commerçants, afin de vérifier si leur terminal de point de vente n'a pas été changé à leur insu.

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