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«Tant que je peux rendre service, je le ferais»

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Article mis en ligne le 11 mai 2007 à 14:49
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«Tant que je peux rendre service, je le ferais»
Josée Beauregard, présidente de la Popote à Roland et d’une certaine façon l’âme de l’organisme. (Photo: Pépé)
«Tant que je peux rendre service, je le ferais»
Dans un monde où le succès et les performances individuelles sont si grandement valorisés, les gens, pour qui la charité et la générosité demeurent des valeurs fondamentales, sont souvent pris pour acquis. Résidente de Blainville, Josée Collard Beauregard donne de son temps à la communauté depuis l’âge de 12 ans et elle n’a pas l’intention d’arrêter de sitôt.
Présidente de l’organisme la Popote à Roland depuis maintenant 20 ans, Josée Beauregard a toujours été intéressée par les personnes âgées et par le fait même, a toujours aimé les aider. Elle a d’ailleurs complété une formation en gérontologie en prenant part à des cours du soir au début des années 90, pour ensuite devenir propriétaire, avec son conjoint, d’une petite résidence de personnes âgées, alors qu’elle continuait d’exercer ses fonctions de présidente de la Popote. «Ça faisait beaucoup de choses à gérer, mais j’ai réalisé un rêve en ayant ma propre résidence», a souligné Mme Beauregard. Après avoir opéré sa propre résidence pendant environ trois ans, elle décida de vendre, afin de consacrer toutes ses énergies à la Popote et ainsi poursuivre la mission de Roland Dagenais.

Josée Beauregard a d’abord joint l’organisme en tant que cuisinière, afin de participer à la préparation des quelque trente repas préparés chaque mercredi des 31 semaines d’activité de la Popote. En 1985, Mme Beauregard est devenue secrétaire-trésorière de l’organisme pour ensuite être nommée présidente deux ans plus tard. Depuis ce temps, elle a pour responsabilités l’organisation et la planification des activités, ainsi que la coordination des 37 bénévoles. Le mandat est important, mais Mme Beauregard sait que son travail est apprécié, car pour la majorité des personnes qui participe aux activités de la Popote, il s’agit de leur seule sortie de la semaine. «La moyenne d’âge de nos participants est d’environ 78 ans, certains sont moins autonomes ou ont de la difficulté à se déplacer, c’est pour ça que nous offrons un service de transport et des activités adaptées. Nous comblons vraiment un besoin», a-t-elle expliqué.

La présidente de la Popote à Roland, qui a occupé à temps partiel un poste de technologiste en laboratoire à l’Hôpital du Sacré-Cœur de Montréal pendant 16 ans, indique qu’elle a eu beaucoup de chance de pouvoir continuer à œuvrer au sein de l’organisme, sans jamais avoir à arrêter. «Il y a eu des moments difficiles où la charge de travail était vraiment très grande, mais je n’ai jamais abandonné et il y a toujours eu des gens autour de moi pour m’aider», a-t-elle mentionné avec émotion. Elle a d’ailleurs tenu à souligner l’incroyable dévouement de tous les bénévoles faisant partie de l’organisme et à quel point ils sont disponibles, non seulement pour les personnes âgées, mais aussi pour tous les membres de la famille de la Popote à Roland.

Âgée maintenant de 55 ans, Josée Beauregard espère pouvoir continuer à donner de son temps à la Popote pendant encore quelques années, car, pour elle, la chaleur et la gratitude qu’elle reçoit des gens sont inestimables. «Du temps que je travaillais à l’hôpital, je disais que c’est là que j’allais chercher ma paye, mais que c’est à la Popote que j’allais chercher ma valorisation…et c’est encore vrai aujourd’hui», a-t-elle mentionné.

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