Karine Ste-Marie, auteure-compositrice-interprète.
(Photo: David Gaubiac)
Karine Ste-Marie: À la poursuite de ses rêves
Il est rare que les projets de carrière de notre enfance se réalisent et deviennent notre gagne-pain. Ce n’est pas nécessairement parce que nous avons échoué, mais bien souvent, nos intérêts et nos priorités ont changé avec le temps. Pour certains, c’est tout le contraire. Leur destinée est à ce point clair, qu’ils vont passer chaque moment de leur vie à concentrer tous leurs efforts vers le même objectif. C’est le cas de Karine Ste-Marie, qui a fait de la musique son seul et unique plan de carrière, et ce, depuis son plus jeune âge.
«Avant de parler, je chantais… en fait, je fredonnais, mais j’étais juste», mentionne Karine. Originaire de Lachenaie, mais demeurant présentement à Sainte-Thérèse, la jeune auteure-compositrice-interprète suit ses premiers cours de chant à l’âge de 14 ans. Une fois par semaine, sa mère va la porter à Montréal, afin que Karine développe sa voix et sa technique. Elle poursuit ses cours privés avec Hélène Parent jusqu’à l’âge de 17 ans et lorsque vient le temps de s’inscrire au cégep, elle opte pour le programme d’interprétation de musique populaire du Collège Lionel-Groulx.
Karine n’a même pas encore entrepris ses études collégiales, qu’elle a déjà acquis une bonne expérience sur la scène et à la télévision. Entre 1999 et 2002, elle participe à de nombreux spectacles, festivals et concours, ainsi qu’aux émissions Décibel sur les ondes de TVA et Popstars : The One à la chaîne anglophone Global. Durant ses études, Karine demeure très active en participant à divers concerts-bénéfices, entre autres pour Enfants Soleil. Elle prend même le temps de former la relève en donnant des cours de chant à l’école Arts des Muses. En 2005 et en 2006, elle participe aux finales locales du concours Cégeps en spectacle en plus de remporter une bourse d’excellence en musique de Desjardins. C’est durant ces deux années, qu’elle vit ses premières expériences en studio, alors que la jeune artiste enregistre quelques maquettes avec le réalisateur Marc-André Bourbonnais.
Karine complète son diplôme d’études collégiales en juin 2006 et dès sa sortie de l’école, elle fonde le groupe Whyknot avec d’autres anciens élèves du Collège Lionel-Groulx. «J’ai choisi les personnes avec qui j’ai aimé le plus travailler, ce sont les meilleurs musiciens que j’aurai pu avoir», affirme-t-elle avec beaucoup de conviction. Le plus grand moment de la jeune carrière de Karine Ste-Marie survient le 21 février dernier, alors qu’elle et les six membres de Whyknot assurent la première partie de Grégory Charles, lors d’un spectacle-bénéfice pour la fondation Charles-Joseph-Ducharme du Collège Lionel-Groulx. «Le spectacle avec Grégory Charles est vraiment celui qui m’a le plus marqué. Nous avons eu la chance de jouer pendant presque 30 minutes devant une très grosse foule», raconte-t-elle.
Le futur
Depuis environ dix mois, Karine travaille avec acharnement sur une nouvelle démo, qui devrait être terminée sous peu. Grâce au programme Jeunes Volontaires d’Emploi Québec, elle a accès à une subvention lui permettant de produire ce qui, espère-t-elle, lui permettra de décrocher un contrat dans une maison de disques. «Je veux un contrat de disques cette année, c’est vraiment mon principal objectif», affirme-t-elle avec beaucoup d’assurance. Afin d’y arriver, elle continue de se perfectionner techniquement et d’apprendre comment gérer sa carrière.
Karine Ste-Marie espère un jour avoir une carrière internationale et elle croit beaucoup en ce qu’elle a à offrir. «J’ai un style qui mélange plein de styles, comme le soul, le jazz et le rock. Personne ne fait ça et je suis certaine que bien des gens vont aimer ma musique», indique-t-elle. Karine est consciente qu’elle doit travailler très fort pour atteindre ses objectifs, mais cela semble la motiver davantage; «Ce n’est pas facile, mais j’aime vraiment ça. Ceux qui veulent vraiment vont finir par réussir».
(Photo: David Gaubiac)