OTTAWA - Le rôle qu'auraient pu jouer des agents de sécurité privés dans la mort d'un soldat canadien en Afghanistan, le week-end dernier, faisait l'objet d'un examen de plus en plus poussé, lundi, alors que des spécialistes ont accusé le gouvernement fédéral de ne pas avoir tenu compte d'avertissements lancés l'automne dernier.
Les Forces canadiennes ont ouvert une enquête afin de déterminer si les coups de feu tirés par des gardes contractuels du secteur privé afghan ont entraîné la mort du caporal-chef Josh Roberts, samedi matin, lors d'une escarmouche dans le district de Zharey, à l'ouest de Kandahar.
Ce scénario, s'il se confirme, est exactement celui contre lequel des spécialistes de la défense ont mis en garde Ottawa, il y a près d'un an, à la suite d'une fusillade en Irak ayant impliqué l'agence américaine de sécurité Blackwater, incident qui a fait 11 morts parmi la population civile.
Le Canada et ses partenaires de l'OTAN se reposent largement sur des hommes de main locaux afin de protéger leurs diplomates, les bases militaires de même que les projets de construction et de développement à travers l'Afghanistan.
©Tous droits réservés, nouvelles de la Presse Canadienne