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Le chanteur Paul McCartney salue la foule en français à Québec

Presse Canadienne Article mis en ligne le 20 juillet 2008 à 0:00
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Le chanteur Paul McCartney salue la foule en français à Québec
Une foule de spectateurs attendent pour le spectacle de Paul McCartney le 20 juillet, 2008, en Québec. LA PRESSE CANADIENNE/Jacques Boissinot
QUEBEC - Le chanteur Paul McCartney a donné dimanche soir un spectacle très attendu sur les Plaines d'Abraham au cours duquel il a pris un plaisir évident à charmer la foule en multipliant les interventions en français ainsi que les références au Québec.
Durant la soirée, qui constituait l'un des temps fort des célébrations du 400e anniversaire de la fondation de Québec, il a interprété "Birthday" en dédiant la pièce à la capitale québécoise.
"Cette chanson est pour une dame qui a 400 ans, a-t-il en français dit en la présentant. Bonne fête Québec!"
Alors que le chanteur interprétait "Mrs. Vanderbilt", plus tôt dans le spectacle, l'image d'un drapeau québécois est aussi apparue sur un écran géant en fond de scène.
Pour son rappel, il est revenu en brandissant cette fois un véritable drapeau québécois.
"Québec, je t'aime", a-t-il dit à une foule conquise après plus de deux heures de spectacle.
L'ex-Beatle, âgé de 66 ans, est apparu vers 21h30 vêtu d'un costume noir sur chemise blanche, pour ensuite laisser tomber la veste, durant la soirée, découvrant une paire de bretelles noires.
"Bonsoir les Québécois. Bonsoir toute la gang", a-t-il dit après avoir ouvert sa prestation avec sa pièce intitulée "Jet", en jouant sa légendaire basse Hner, pour enchaîner ensuite avec "Drive My Car".
Cette dernière pièce terminée, il a prévenu qu'il parlait "un petit peu français" et qu'il allait devoir continuer en anglais.
"Pour ceux qui ne comprennent pas il y a la traduction", a-t-il dit en faisant référence au sous-titrage de ses interventions, qui était projeté sur des écrans chaque côté de la scène.
Le chanteur britannique y est ensuite allé de "All My Loving".
Mais par la suite, McCartney a ravi la foule à plusieurs en laissant tomber quelques mots en français - merci, ça va, etc. - entre deux chansons.
"C'est ma première visite à Québec, and it's a beautiful place", a-t-il dit plus tard, avant de troquer sa basse pour une guitare et enchaîner avec "Let Me Roll It".
Au fil de la soirée, la plupart de ses interventions ont été faites en français.
Son répertoire de dimanche, qui comprenait 36 chansons, réservait une bonne place aux pièces des Beatles, dont "Let it Be", "Hey Jude" et "Eleonore Rigby".
"Blackbird" a été écoutée par une foule recueillie.
Le chanteur a interprété des pièces de sa carrière solo, dont le célèbre "Band On the Run". De son avant-dernier album, il a tiré "Fine Line"
"Macca" a rendu hommage en chanson à trois de ses proches disparus.
Il a joué "My Love", qu'il a dédiée à son épouse, la photographe Linda McCartney, décédée d'un cancer en 1998.
Pour "Something", pièce emblématique de George Harrison, il a joué une longue intro solo avec un yukulele que son ex-comparse du Fab Four, décédé en 2001, lui avait donné.
Il a aussi interprété "A Day in a Life" suivi de "Give Peace a Chance", deux pièces associées à John Lennon.
"Cette chanson ce soir est dédiée à mon ami John", a-t-il dit avant d'enchaîner son interprétation des deux titres.
Des feux d'artifices ont accompagné "Live and Let Die", ce qui a constitué l'un des moments forts de la prestation de "Sir Paul".
La soirée avait commencé à 19h par un spectacle d'environ 40 minutes du groupe montréalais The Stills, qui a coïncidé avec les premières effluves de marijuana provenant de la foule, rassemblée dans l'agora naturelle des Plaines d'Abraham, entre le Manège militaire et la promenade des gouverneurs.
La chanteuse Pascale Picard, originaire de la ville de Québec, leur a succédé.
Vers 17h30, une première vague de spectateurs, provenant des zones d'attente, avait envahi le parterre devant la scène.
Jusqu'à 200 000 personnes étaient attendues dans un vaste secteur des Plaines. Selon l'organisation, 100 000 personnes devaient pouvoir s'installer devant la scène. En tout, sept écrans géants avaient été disposés pour les spectateurs.
Les premières personnes sont arrivées sur les Plaines samedi afin de s'assurer des meilleures places pour ce concert gratuit présenté dans le cadre des célébrations marquant le 400e anniversaire de la fondation de Québec.
La semaine dernière, la présence du chanteur britannique pour le 400e anniversaire de Québec avait suscité le mécontentement de plusieurs artistes et politiciens.
Mais lors d'une entrevue, Paul McCartney a semblé réussir à désamorcer le débat lié à la défaite des troupes du roi de France sur les Plaines d'Abraham, en 1759, qui a permis à la Couronne britannique de s'emparer de la colonie française.
Par la suite, des politiciens et artistes ont nuancé ou pris leurs distances par rapport aux propos opposés à la présence de "Sir Paul" à Québec.
La Société du 400e avait annoncé à la fin de juin la venue de l'ex-Beatle, un coup de filet survenu à la suite d'informations indiquant, en avril, que l'organisation de McCartney examinait la possibilité qu'il se produise à Halifax, en Nouvelle-Ecosse.
Une semaine plus tard, l'organisation responsable des célébrations avait annoncé des réaménagements qui permettraient d'accueillir plus de spectateurs lors de la prestation de Paul McCartney.
Avant Québec, l'ex-Beatle a donné cette année un concert bénéfice à Kyiv, en Ukraine, à la mi-juin, ainsi qu'un autre deux semaines plus tôt dans sa ville natale, Liverpool, en Grande-Bretagne.
Le spectacle de dimanche était le premier de Paul McCartney dans la capitale québécoise et son premier au Canada depuis 2005.
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©Tous droits réservés, nouvelles de la Presse Canadienne

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Jean-François Boisvert

Commentaire mis en ligne le 21 juillet 2008
Je crois qu'il faudrait ajouter à l'article, question de ne point cacher un détail important de cette suite d'événements, que "la présence du chanteur britannique... avait suscité le mécontentement de plusieurs artistes et politiciens MONTRÉALAIS"!


J'habite Québec, et permettez-moi de vous dire, que la controverse en question ayant fait les manchettes jusqu'en Chine et en Inde (dans certains de leurs journaux, oui), un certain groupe devos vedettes subventionnées, a bien failli nous placer dans une situation fort délicate! Cela est dû au fait que la suite d'événements en question a été distordue dans différents médias, et que là, le monde entier croit que ce sont des gens de Québec qui furent les instigateurs de cet épisode-là. Pas fort!

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