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Un couple de Laval faussement accusé de traite de personnes réclame 5M $

Presse Canadienne Article mis en ligne le 20 mai 2008 à 0:00
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MONTREAL - Un couple de Laval, en banlieue nord de Montréal, poursuit la Couronne, la Gendarmerie royale du Canada (GRC) et les policiers de Laval, après avoir été faussement accusé de traite de personnes l'an dernier.
Nichan Manoukian et sa femme Manoudshag Saryboyajian ont déposé leur poursuite auprès de la Cour supérieure du Québec, mardi. Le couple, et leur quatre enfants, réclament 5 millions $ pour les dommages subis à la suite de cette accusation qui, selon la poursuite, les a humiliés et a ruiné leur réputation.
La GRC avait annoncé l'arrestation du couple en grandes pompes, en mai 2007, la présentant comme la première réalisée grâce à une nouvelle loi fédérale adoptée en 2005 pour lutter contre la traite de personnes.
Le couple avait été accusé d'avoir maltraité la bonne éthiopienne, Senait Tafesse Manaye, âgée de 29 ans, qui habitait chez eux. Cette dernière avait été engagée par le couple en 1997, par l'intermédiaire d'une agence, alors qu'ils demeuraient au Liban.
Ils ont affirmé avoir bien traité leur employée qui les a suivis lors de leur de retour au Canada en 2004. La police a retiré la jeune femme de son emploi en 2006. La Couronne a finalement abandonné les accusations contre eux en décembre.
Les deux parties n'ont pas voulu émettre des commentaires mardi puisque l'affaire est actuellement devant la cour et sera présentée au juge le mois prochain. La déclaration contient des allégations qui n'ont toujours pas été prouvées en cour. Elle allègue entre autres que la famille a subi des situations embarrassantes et a perdu sa crédibilité dans sa communauté en raison de comportement de la police à leur égard.
Depuis l'intervention policière, Manoukian, un designer intérieur, a du "se battre bec et ongles pour défendre et redorer sa réputation et celle de sa femme", peut-on lire dans la déclaration.
Le couple a été assigné à témoigner en mai 2007.La GRC a tenu une conférence de presse très médiatisée au même moment pour parler de cette arrestation. Un communiqué de presse, émis par la GRC à cette occasion, était toujours disponible dans les archives internet de la GRC mardi.
Outre la couverture faite par les médias, dont certains ont même publié des photos de leur résidence, le couple a dit avoir passé à travers dix heures d'interrogation, en plus d'avoir leur photo et leurs empreintes digitales prises au quartier général de la GRC à Montréal.
La poursuite accuse la police et les officiers impliqués dans l'affaire d'avoir fait preuve de négligence, de laxisme et d'avoir procédé trop rapidement dans une enquête incomplète, causant des dommages énormes au couple.
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