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Nature Québec réclame le statu quo dans la gestion des débits du Saint-Laurent

Presse Canadienne Article mis en ligne le 22 mai 2008 à 0:00
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MONTREAL - Nature Québec réclame le statut quo dans la gestion des débits du fleuve Saint-Laurent et du lac Ontario, du moins pour l'instant.
La Commission mixte internationale, qui gère le débit d'eau du fleuve à partir de Cornwall, en Ontario, propose de modifier en profondeur et automatiser le mode de gestion des débits.
Dans le cadre de consultations publiques qui débuteront la semaine prochaine, l'organisme invitera la commission au statu quo, tant que toutes les garanties n'auront pas été données pour atténuer les effets négatifs du scénario favorisé par la commission.
Nature Québec estime que le régime actuel, appelé 1958D et basé sur des principes d'équilibre et d'équité, apparaît toujours, malgré ses faiblesses, comme la meilleure solution.
Nature Québec se dit en principe favorable à un nouveau projet de plan de gestion. Mais pour le réaliser, l'organisme estime qu'il faut faire les aménagements nécessaires sur le terrain pour en atténuer les effets indésirables.
On rappelle que de légères fluctuations des niveaux d'eau sur le lac Ontario peuvent entrainer de graves changements sur le Saint-Laurent en provoquant des périodes de sécheresse qui pourraient aller jusqu'à faire disparaître le lac Saint-Pierre, à menacer les prises d'eau potable jusqu'à Lévis et les écosystèmes, à augmenter la température de l'eau et à concentrer la pollution. A l'autre extrême, de longues périodes d'inondation nécessiteront des mesures pour prévenir les dommages aux propriétés ou pour protéger les rives.
Le dernier examen approfondi du plan de régulation du lac Ontario et du fleuve Saint-Laurent est vieux de 50 ans.
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