VICTORIAVILLE - Le comité consultatif sur la violence au hockey recommande de changer la "culture du hockey junior majeur" en augmentant les sanctions contre les gestes violents.
Après plusieurs analyses et discussions, le rapport du comité, présidé par Jacques Letellier et Danielle Sauvageau, a été remis au commissaire de la Ligue de hockey junior majeur du Québec (LHJMQ), Gilles Courteau, samedi.
Les quatorze membres du comité ont formulé 31 recommandations en vue d'en arriver à une approche coercitive et une autre plus éducative. Ils suggèrent notamment l'imposition d'une suspension automatique envers un joueur ayant reçu un total de quatre punitions pour extrême inconduite ou punitions de match.
Le rapport recommande également la présence de deux arbitres à tous les matchs afin de mieux surveiller les événements pouvant survenir sur la glace. Les communications verbales avec les arbitres, à l'exception des échanges avec l'entraîneur-chef ou le capitaine d'une équipe en situation de jeu, seront interdites.
Les entraîneurs-chefs sont aussi visés par les auteurs du rapport, qui suggère de créer un dossier dans lequel seront colligées les infractions commises par leurs joueurs au cours d'un match.
M. Courteau a affirmé avoir accueilli "avec plaisir" les changements proposés par le comité. Les recommandations seront soumises le 8 septembre aux gouverneurs de la LHJMQ réunis à Montréal qui décideront s'ils les mettront en application.
"Le message est clair: le statu quo n'existera pas dans la LHJMQ lors de la saison 2008-2009", a-t-il déclaré en point de presse.
Même si le rapport suggère d'augmenter les sanctions pour les gestes violents, il ne garantit pas l'abolition des bagarres sur la glace. Le commissaire de la LHJMQ n'a pas été en mesure de garantir qu'il n'y aurait pas de bataille dans sa ligue pour la saison 2008-2009.
Le coprésident du comité, Jacques Letellier, a expliqué que la décision de ne pas expulser automatiquement un joueur qui se bat volontairement avait été prise "démocratiquement".
"Après de multiples analyses et discussions avec le comité, il a été décidé qu'il valait mieux punir plus sévèrement les joueurs fautifs qui se battent intentionnellement plutôt que de les expulser du match lorsqu'ils sont impliqués dans une bagarre."
Pourtant, en mai, lors de la mise sur pied du comité visant à formuler le rapport, la ministre de l'Education, du Loisir et du Sport, Michelle Courchesne, avait souhaité l'abolition des bagarres dans la LHJMQ.
Questionné à savoir si Mme Courchesne serait d'accord avec le rapport, M. Courteau a déclaré que la ministre ne lui avait pas encore transmis ses commentaires.
"Je ne sais pas ce qu'en pensera la ministre, a indiqué le commissaire de la LHJMQ, mais de notre côté, nous allons nous réunir le 8 septembre pour adopter des changements, qui seront ensuite transmis à Mme Courchesne."
Par voie de communiqué, samedi soir, la ministre Courchesne a indiqué qu'elle rencontrera M. Courteau cette semaine pour discuter des recommandations du rapport, mais qu'elle attendra la rencontre des gouverneurs du 8 septembre avant d'émettre d'autres commentaires.
Le comité consultatif sur la violence au hockey avait été mis sur pied en mai dernier par Mme Courchesne et M.Courteau, à la suite d'une bataille impliquant le gardien de but de Remparts de Québec, Jonathan Roy, qui s'était rué sur le gardien des Saguenéens, Bobby Nadeau.
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