OTTAWA - Il y a eu 594 homicides au Canada en 2007, soit 12 de moins qu'en 2006, selon Statistique Canada.
Avec 90 homicides en 2007, le Québec affichait son bilan le plus bas en plus de 40 ans. En moyenne, il y a eu 122 homicides sur le territoire québécois entre les années 1997 et 2006.
Les provinces de l'Ouest et les territoires ont de nouveau enregistré les taux d'homicides les plus élevés au pays. Le Manitoba se trouve au premier rang parmi les provinces, avec son niveau le plus haut depuis le début de la collecte de ces données, en 1961.
Après avoir atteint un sommet sans précédent en 2006, le taux de jeunes auteurs présumés d'homicide a diminué en 2007 au pays. Dans l'ensemble, 74 cas d'homicides commis par des jeunes ont été dénombrés, soit 11 de moins qu'en 2006.
Cela correspondait tout de même au deuxième taux le plus élevé d'homicides commis par des jeunes en 46 ans.
En 2007, au pays, parmi tous les homicides dans lesquels un jeune était impliqué comme auteur présumé, environ le tiers ont été déclarés par la police comme étant des homicides attribuables à des gangs. Ceux-ci sont responables d'un homicide sur cinq au pays.
Ayant connu 20 homicides liés aux gangs en 2007, Montréal se trouve légèrement en avance des métropoles canadiennes quant au nombre de ces délits par 100 000 habitants.
Bien que le taux global d'homicides commis avec une arme à feu ait généralement diminué depuis le milieu des années 1970, l'utilisation des armes de poing a été à la hausse par rapport aux fusils de chasse ou aux carabines.
Les armes de poing ont été utilisées dans les deux tiers de tous les homicides commis à l'aide d'une arme à feu, en hausse par rapport à environ le quart de ces homicides il y a 20 ans.
Comme cela a été le cas pour la plupart des années, en 2007, plus de 80 pour cent des homicides résolus ont été commis par une personne connue de la victime.
Les hommes étaient plus susceptibles d'être tuées par une connaissance, par une personne qu'elles connaissaient par le biais d'une relation criminelle ou par un étranger.
Pour leur part, les victimes d'homicide de sexe féminin connaissaient leur agresseur à travers une relation intime, actuelle ou ancienne. Elles sont aussi plus souvent victimes d'un autre membre de la famille que l'ont été les hommes.
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