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Commission vérité et réconciliation: un plan de sauvetage est étudié ce jeudi

Presse Canadienne Article mis en ligne le 19 novembre 2008 à 0:00
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OTTAWA - Les avocats qui s'efforcent de sauver la Commission de vérité et de réconciliation, qui doit entendre les témoignages des survivants des pensionnats autochtones, espèrent pouvoir s'entendre sur un plan, ce jeudi, en vue de lui trouver rapidement un nouveau président.
La réunion, qui doit avoir lieu à Toronto, se penchera sur diverses questions techniques qui devront recevoir l'approbation de l'Assemblée des premières nations, des Inuits, des Métis, du gouvernement fédéral et des Eglises qui ont dirigé les pensionnats. On cherchera notamment à déterminer si la commission, qui doit durer cinq ans, au coût de 60 millions $, devrait être élargie de deux à quatre commissaires.
Les avocats et les représentants des parties intéressées discuteront avec l'ex-juge à la Cour suprême Frank Iacobucci, celui-là même qui avait contribué à l'entente historique d'indemnisation des victimes des pensionnats, et qui agira cette fois comme facilitateur.
C'est le ministre des Affaires indiennes, Chuck Strahl, qui nommera ultimement le nouveau président de la Commission de vérité et de réconciliation, après consultation, a indiqué le représentant de l'Assemblée des premières nations, John Phillips.
Le mois dernier, la Commission a perdu subitement son président. Le juge Harry LaForme, un magistrat autochtone de la Cour d'appel de l'Ontario, a démissionné du poste en accusant ses deux collègues, les commissaires Claudette Dumont-Smith et Jane Brewin Morley, de compromettre son autorité, ce qu'elles ont nié.
Des quelque 80 000 ex-pensionnaires autochtones encore vivants, plusieurs sont âgés ou malades. Des milliers d'entre eux ont affirmé avoir été maltraités ou agressés sexuellement dans ces institutions.
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