TORONTO - Le Canadien Omar Khadr, détenu à Guantanamo, ne sera pas assuré d'un procès juste pour crimes de guerre tant qu'il n'aura pas subi une évaluation psychologique.
C'est ce qu'a déclaré son avocat, mercredi, à Winnipeg. Selon Nate Whitling, le procès d'Omar Khadr, qui doit débuter le 10 novembre devant un tribunal militaire à la base navale américaine, à Cuba, devrait être reporté.
La motion préalable étudiée cette semaine à Guantanamo par le juge militaire, le colonel Patrick Parrish, stipule qu'une évaluation psychologique porterait, entre autres choses, sur l'impact des mauvais traitements et de la torture au moment de l'arrestation de Khadr et pendant sa détention.
Ce procès ne devrait pas commencer tant que l'évaluation ne sera pas terminée. Cela nuirait à la défense, a dit l'avocat, dont les collègues se trouvaient à Guantanamo pour demander au juge Parrish un report d'une durée indéterminée.
Les Américains accusent Khadr d'avoir lancé la grenade qui a tué un militaire américain au cours de combats en Afghanistan en juillet 2002. Khadr était alors âgé de 15 ans. Il en a 22 aujourd'hui.
L'évaluation psychologique d'Omar Khadr porterait notamment sur sa capacité à participer pleinement à sa défense, son aptitude à comprendre les enjeux légaux, à affirmer ses droits et à se rappeler des événements, l'impact d'avoir été un enfant-soldat en situation de combat et son potentiel de réhabilitation.
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