Le ministre des Finances, Jim Flaherty. LA PRESSE CANADIENNE Sean Kilpatrick
OTTAWA - Le gouvernement du Canada annonce jeudi matin la création d'un programme temporaire de soutien qui garantira les prêts faits par les banques à d'autres institutions financières.
Le nouveau programme, appelé "Facilité canadienne d'assurance aux prêteurs", qui sera en vigueur pendant six mois à compter du début novembre, assurera les emprunts à terme contractés par les institutions de dépôt sous réglementation fédérale sur les marchés financiers de gros.
Dans une déclaration faite avant l'ouverture des marchés financiers, le ministre des Finances, Jim Flaherty, a expliqué que ce programme aidera à assurer, aux institutions financières canadiennes, l'accès à des fonds à plus long terme afin qu'elles puissent continuer d'accorder du crédit aux consommateurs, aux acheteurs d'habitations et aux entreprises du Canada.
Ce programme temporaire sera offert aux prêteurs aux conditions du marché afin qu'il n'entraîne aucun coût budgétaire, dont aucun coût pour le contribuable.
En faisant cette annonce, le ministre Flaherty a indiqué que la mesure vise à mieux assurer l'accès canadien aux marchés de crédit internationaux à la suite de mesures semblables annoncées récemment par d'autres pays.
"L'action annoncée aujourd'hui par le gouvernement du Canada vise à éviter que les institutions financières de notre pays soient désavantagées par rapport à leurs compétiteurs lorsqu'elles tentent d'obtenir des fonds sur les marchés de gros en vue d'accorder des prêts aux consommateurs et aux entreprises."
Le ministre a ajouté que la Facilité est un volet de la mise en oeuvre par le Canada du plan d'action adopté par les pays du Groupe des Sept (G7) pour stabiliser les marchés financiers, rétablir les flux de crédit et appuyer la croissance économique mondiale.
Les banques canadiennes ont fait un bon accueil à cette nouvelle mesure. Dans un communiqué de presse, l'Association des banquiers canadiens a dit apprécier que le gouvernement du Canada emboîte le pas aux gouvernements des quatre coins du monde qui ont déjà garanti des prêts entre banques.
"Notre gouvernement fédéral a reconnu que, si le Canada n'emboîtait pas le pas, nos solides banques pourraient avoir plus de difficulté à livrer concurrence pour obtenir des prêts sur le marché international, ce qui pourrait, en bout de ligne, affecter les emprunts des consommateurs et des entreprises", a affirmé Nancy Hughes Anthony, présidente et chef de la direction de l'association, tout en soulignant que "les banques du Canada sont bien capitalisées et financièrement solides, que ce soit avec ou sans cette assurance du gouvernement fédéral".
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