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Des groupes demandent que le Canada donne refuge à un détenu de Guantanamo

Presse Canadienne Article mis en ligne le 21 octobre 2008 à 23:00
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MONTREAL - Des groupes de défense des droits humains, dont le diocèse anglican de Montréal, souhaitent que le Canada accorde à Djamel Ameziane, actuellement emprisonné à Guantanamo, le droit de revenir au Canada en vertu du Programme de parrainage privé des réfugiés.
Ce ressortissant algérien âgé de 41 ans est un des plus anciens détenus à Guantanamo - il y est depuis près de sept ans, sans qu'aucune accusation ait été portée contre lui. Il a vécu à Montréal pendant cinq ans avant de déposer une demande d'asile, qui a été rejetée, en 2000.
Le diocèse anglican de Montréal, Amnistie internationale et divers organismes de défense des droits de la personne ont tenu une conférence de presse à Montréal, mercredi, pour faire connaître le cas de M. Ameziane.
Selon ses avocats, l'homme a joué de malchance lorsqu'il a abouti en Afghanistan en 2000. C'était le seul pays qui l'acceptait sans visa ou autre papier d'identité. Pour éviter de retourner en Algérie, M. Ameziane a décidé de s'établir en Afghanistan et peut-être d'y lancer une entreprise. Mais quand l'offensive militaire contre les talibans a commencé, en 2001, il a été enlevé par des chasseurs de primes qui l'ont remis aux forces armées américaines. Celles-ci l'ont par la suite transporté à la base de Guantanamo, à Cuba, où il est détenu depuis février 2002.
Selon ses avocats, Djamel Ameziane a été déclaré "combattant ennemi" et un risque pour la sécurité nationale. Mais ils font valoir qu'il n'est pas accusé d'avoir reçu d'entraînement militaire ou terroriste, qu'il n'a pris part à aucun combat et qu'il n'y a aucune preuve qu'il ait été impliqué dans la planification ou le financement d'attentats terroristes. "Il n'a jamais été accusé et n'a pas non plus eu la possibilité de contester la légalité de sa détention", a déclaré l'avocat Pardiss Kebriaei, du centre pour les droits constitutionnels de New York.
M. Ameziane craint d'être renvoyé en Algérie, où il pense qu'il risque de faire l'objet de violations de ses droits du seul fait qu'il a été soupçonné d'activités reliées au terrorisme et détenu à Guantanamo.
Action réfugiés Montréal affirme que M. Ameziane subit des conditions de détention inacceptables et qu'il est toujours en attente d'un procès. Les organismes qui demandent son retour au Canada et le diocèse anglican de Montréal allèguent qu'il est aussi victime de torture et de mauvais traitements.
Une demande officielle de parrainage a été déposée auprès des gouvernements du Québec et du Canada.
Le cas d'Ameziane diffère de celui, plus médiatisé, d'Omar Khadr, affirme Janet Dench, du Conseil canadien pour les réfugiés. Des accusations ont été portées contre Khadr, le seul citoyen occidental encore incarcéré à Guantanamo. Mais aucune accusation ne pèse contre Djamel Ameziane.
©Tous droits réservés, nouvelles de la Presse Canadienne

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