Articles à vendre | Vente aux enchères | Appel d'offres | Emplois | Circulaires | Nos Hebdos | Interurbain | Rencontre en ligne | Weblocal
Journal le Courrier
Pool hockey résultats
Envoyer ce texte à un ami Imprimer cette page Réagissez à cet article

L'après-crise sera propice à de grands changements pour le Québec, dit Dumont

Presse Canadienne Article mis en ligne le 24 octobre 2008 à 23:00
Soyez le premier à commenter cet article
L'après-crise sera propice à de grands changements pour le Québec, dit Dumont
Mario Dumont parle aux médias jeudi le 23 octobre, 2008, à Québec.LA PRESSE CANADIENNE/Jacques Boissinot
DRUMMONDVILLE - Mario Dumont s'engage à profiter de la période de relance qui suivra la crise économique pour lancer le Québec dans "de grands changements".
Au terme du conseil général de son parti, le chef adéquiste a soutenu que le Québec devait immédiatement préparer la période cruciale qui succédera "la parenthèse" que constitue selon lui la crise financière, dans un discours résolument électoral dimanche à Drummondville.
Il a soutenu qu'un gouvernement adéquiste tenterait d'abord de limiter les impacts du ralentissement économique, avant d'entreprendre la modernisation de l'Etat, la reconstruction du milieu scolaire et des négociations constitutionnelles, afin de régler la question nationale.
"Je vous annonce l'engagement solennel des adéquistes à donner au peuple du Québec de meilleures écoles", a-t-il lancé, annonçant ses couleurs en vue d'un éventuel scrutin hâtif.
Alors que l'ADQ a perdu deux députés au profit des libéraux et que le maraudage des autres partis a porté ombrage au conseil général, les délégués, visiblement déterminés à rassurer leur chef, l'ont bruyamment ovationné pendant une quinzaine de minutes, avant qu'il ne débute son allocution de clôture entouré de ses députés.
"On ressort avec une équipe unie derrière un programme solide", a-t-il clamé.
Malgré l'image électoraliste ainsi projetée, Mario Dumont a pourtant répété que le gouvernement Charest devait s'attaquer au ralentissement économique cet automne, plutôt que déclencher une campagne électorale "inutile et opportuniste".
"Dans la population, personne ne croit à des élections, quand on les amène là-dessus, ils ne peuvent pas y croire", a-t-il souligné, justifiant par ailleurs son choix de miser sur les mêmes éléments que proposait déjà l'ADQ lors du rendez-vous électoral de 2007.
"On est pas venu ici pour faire un virage à 180 degrés. Les gens s'attendent à ce qu'on recentre notre message autour de ses éléments fondamentaux."
CONSTITUTION
Concernant la réintégration du Québec dans la Constitution canadienne, la résolution adoptée par les délégués en faveur d'un pacte Québec-Canada est assortie d'une condition de consensus avec les autres provinces, et Mario Dumont a affirmé qu'il agirait seulement "en temps et lieu".
Plus tard en conférence de presse, il a soutenu qu'il ne s'agissait pas là d'un stratagème pour remettre le délicat processus de négociations constitutionnelles aux calendes grecques.
"Il n'est pas question de reporter ou d'avoir peur, j'ai utilisé cette expression pour rappeler l'urgence de d'abord mettre en place les mesures visant à minimiser l'impact de la crise économique", a-t-il argué.
"On pense qu'il faut être capable de mettre sur la table les besoins d'autres parties du Canada aussi et voir comment on peut faire évoluer ça de façon à ce que le Québec arrive à des résultats", a ajouté M. Dumont, qui est resté vague quant aux conditions minimales fixées par l'ADQ afin que le Québec réintègre la constitution.
MARAUDAGE
Plus tôt en journée, les députés de Lévis, Christian Lévesque, de Joliette, Pascal Beaupré, et de Terrebonne, Jean-François Therrien, ont reconnu qu'ils avaient été courtisés par le Parti libéral du Québec dans un passé récent.
Si le chef Dumont n'a pas voulu commenter davantage l'opération de maraudage en cours, M. Lévesque a indiqué pour sa part qu'il ne s'en formalisait pas.
"C'est normal...quand on est en entreprise, vos employés, on sait que les autres entreprises les approchent tout le temps", ajoutant que "chaque personne veut gagner".
Le whip en chef du parti François Bonnardel, qui a récemment mis en garde les députés contre la tentation de quitter le navire, perçoit même positivement l'opération charme des deux autres partis à l'endroit des adéquistes.
"Je pense que les Québécois voient maintenant que l'ADQ a une équipe forte et il faut se réjouir de tout ça".
©Tous droits réservés, nouvelles de la Presse Canadienne

Chez nos voisins


La question du net